1200 téléphones Galaxy Note 7 avaient été précommandes (mais non librés) en Belgique .

Les temps sont durs pour le géant coréen de l'électronique qui se voit contraint de rappeler tous les exemplaires de son nouveau smartphone grand format Galaxy Note 7, depuis la série noire des batteries qui explosent. Ce sont environ 2,5 millions d'appareils à travers le monde dont il faut organiser le retour, le remboursement aux clients et une petite compensation. Sur plusieurs marchés, la marque prévoit en effet d'indemniser les clients lésés par un bon de 100 dollars en plus du prix de l'appareil. Sans oublier l'arrêt net de la production dudit téléphone. La firme ne communique bien sûr pas le coût global de ce fiasco, mais les analystes s'en chargent à sa place. Et leurs évaluations oscillent entre 2 et 3 milliards de dollars. Pas de quoi totalement faire vaciller ce colosse aux 180 milliards de dollars de chiffre d'affaires (2015) qui possédait, fin juin 2016, plus de 50 milliards de dollars de cash net. Mais on mesure encore mal l'impact que ce fiasco aura sur le groupe qui pourrait voir son image (et ses ventes) écornée... A l'heure où les acteurs chinois comme Oppo ou Xiaomi montent en puissance, cela risque bien de mettre la pression sur Samsung qui se voit obligé de communiquer à nouveau sur son Galaxy S7, plus grand public mais sorti au mois de mars.

Par ailleurs, la Bourse réagit très mal aux problèmes de Samsung : même s'il a repris un peu de couleurs ces derniers jours, le titre de la firme avait perdu près de 12 % de sa valeur en 10 jours après les événements. Mais surtout, l'épisode Note 7 a ouvert une brèche dangereuse, à savoir l'opportunité prise pas des actionnaires activistes (le fonds Elliott Management) de revendiquer une scission du groupe coréen en deux ; d'un côté les gigantesques activités industrielles et de l'autre le volet financier de Samsung. Une division de la sorte plaît souvent au marché et permettrait à Elliott Management d'empocher une solide plus-value sur le dos du conglomérat coréen. Le groupe américain HP, entre autres, a déjà subi un tel scénario. Mais Samsung ferait office de première grande cible non américaine des actionnaires activistes...