"Des grèves n'apporteront aucun avantage à nos pilotes belges, elles ne feront que retarder les salaires, annuler des vols et mettre en danger des emplois", écrit le directeur du personnel Darrell Hughes mercredi dans une note interne qu'a pu consulter Belga.

Il y a quelques jours, des syndicats représentant les travailleurs de cinq pays, dont les Belges, ont menacé d'une grève du personnel de cabine de Ryanair si l'entreprise persistait à refuser "un vrai dialogue social". BeCA, qui représente les pilotes en Belgique, et les syndicats chrétiens ACV Puls et CNE ont fait savoir lundi soir que les pilotes seraient solidaires de leurs collègues en cas d'actions, et qu'un préavis de grève avait d'ailleurs été envoyé à la compagnie aérienne.

Le mécontentement actuel du personnel de cabine et des pilotes trouve son origine dans "le contournement continuel" par Ryanair du droit du travail belge, selon la BeCA et les deux syndicats. D'après eux, le transporteur utilise tous les moyens pour échapper à ses engagements de 2019 de respecter et d'appliquer la législation nationale.

Ryanair rappelle mercredi qu'un accord a été conclu pour les salaires des pilotes le 7 octobre 2020, avec l'ACV Puls et la CNE, et qu'il vaut jusque 2024. La compagnie estime que les syndicats veulent revenir sur cet accord. "Si les syndicats ne respectent pas cet accord, alors tous les autres avantages négociés pour les pilotes deviendront également caducs", prévient la compagnie.

Dans ce cas, selon Ryanair, les pilotes perdront entre autres l'horaire 5/4 (5 jours de travail, 4 de récupération), les primes aux transferts et aux promotions, la sécurité de l'emploi ou encore de la base en Belgique, ...

Pour Ryanair, les grèves "ne mènent à rien". "Elles ne font que nuire à la confiance des clients et à nos équipes des bases belges, alors que nous sommes déjà dans une fragile période de reprise post-pandémie. Ce n'est pas une menace, mais un raisonnement rationnel si nous ne pouvons pas compter sur nos équipages belges pour planifier nos vols."

La compagnie aérienne menace concrètement de déplacer des capacités et investissements en Belgique vers d'autres pays.

"Des grèves n'apporteront aucun avantage à nos pilotes belges, elles ne feront que retarder les salaires, annuler des vols et mettre en danger des emplois", écrit le directeur du personnel Darrell Hughes mercredi dans une note interne qu'a pu consulter Belga. Il y a quelques jours, des syndicats représentant les travailleurs de cinq pays, dont les Belges, ont menacé d'une grève du personnel de cabine de Ryanair si l'entreprise persistait à refuser "un vrai dialogue social". BeCA, qui représente les pilotes en Belgique, et les syndicats chrétiens ACV Puls et CNE ont fait savoir lundi soir que les pilotes seraient solidaires de leurs collègues en cas d'actions, et qu'un préavis de grève avait d'ailleurs été envoyé à la compagnie aérienne. Le mécontentement actuel du personnel de cabine et des pilotes trouve son origine dans "le contournement continuel" par Ryanair du droit du travail belge, selon la BeCA et les deux syndicats. D'après eux, le transporteur utilise tous les moyens pour échapper à ses engagements de 2019 de respecter et d'appliquer la législation nationale. Ryanair rappelle mercredi qu'un accord a été conclu pour les salaires des pilotes le 7 octobre 2020, avec l'ACV Puls et la CNE, et qu'il vaut jusque 2024. La compagnie estime que les syndicats veulent revenir sur cet accord. "Si les syndicats ne respectent pas cet accord, alors tous les autres avantages négociés pour les pilotes deviendront également caducs", prévient la compagnie. Dans ce cas, selon Ryanair, les pilotes perdront entre autres l'horaire 5/4 (5 jours de travail, 4 de récupération), les primes aux transferts et aux promotions, la sécurité de l'emploi ou encore de la base en Belgique, ... Pour Ryanair, les grèves "ne mènent à rien". "Elles ne font que nuire à la confiance des clients et à nos équipes des bases belges, alors que nous sommes déjà dans une fragile période de reprise post-pandémie. Ce n'est pas une menace, mais un raisonnement rationnel si nous ne pouvons pas compter sur nos équipages belges pour planifier nos vols." La compagnie aérienne menace concrètement de déplacer des capacités et investissements en Belgique vers d'autres pays.