"Nous voulons insister sur le fait que cette fermeture avait pour objectif de faire descendre les chiffres de contamination. Or, ceux-ci restent stables. C'est la preuve que ces commerces et professions de contact ne sont pas des foyers de contamination". Les indépendants ne comprennent plus pourquoi, pour l'enseignement, le gouvernement trouve de la souplesse et de la créativité dans la reprise mais dès qu'il s'agit d'économie, l'attitude du politique est sans concession et autoritaire. "Il n'entend pas gronder la colère et les indépendants n'adhérent plus à ces mesures qu'ils estiment injustement axées exclusivement sur eux".

C'est pourquoi le SNI voit d'un bon oeil l'annonce de l'organisation de prochains évènements test. "Cela montrera que le secteur de l'événementiel est capable de tout mettre en place pour assurer des événements de grande ampleur dans le respect des règles sanitaires".

Pour l'organisation de défense des indépendants, la réouverture de l'horeca serait par ailleurs le meilleur moyen de prévenir en toute sécurité les rassemblements incontrôlés dans les parcs ou dans les habitations. "Avec les beaux jours, les citoyens vont à nouveau vouloir se rassembler. Les protocoles stricts appliqués dans l'horeca permettraient de redonner un peu de vie sociale à des citoyens qui le désirent".

Enfin, pour le SNI, il n'y a pas le moindre doute à avoir : "La réouverture des terrasses ne peut en aucun cas justifier la fin des aides, notamment le double droit passerelle, à l'Horeca. Ce sera très loin d'être suffisant pour assurer un minimum de rentabilité aux établissements qui auraient la possibilité de rouvrir avec une terrasse !"

Brasseurs belges : Pas de garantie claire sur la réouverture complète de l'horeca

La réouverture des écoles et l'élargissement de la bulle sociale sont deux éléments qui vont avoir un impact gigantesque sur les deux paramètres que sont la vaccination et les hospitalisations, redoute Krishan Maudgal, directeur de la fédération des Brasseurs belges. Quant à la réouverture des terrasses proposée le 8 mai par le Comité de concertation, M. Maudgal précise encore qu'à ce stade, il est impossible de savoir combien d'établissements entreront en ligne de compte. "Il faut encore attendre les protocoles qui encadreront cette réouverture mais si ceux-ci interdisent tout passage à l'intérieur d'un bâtiment pour accéder à la terrasse, ça limitera fort le nombre de candidats", regrette M. Maudgal. "Le secteur de l'horeca fait partie de la solution, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, grâce au professionnalisme et au contrôle social exercé par les patrons et leur personnel", soutient la fédération dont bon nombre de membres rencontrent actuellement de grosses difficultés depuis la fermeture du débouché important qu'est l'horeca. Douze brasseries ont déjà fermé leurs portes en mars sur les 370 recensées en Belgique. "L'horeca peut contribuer à mieux contrôler le flux des gens que lors de gros rassemblements, et permet aussi d'offrir du temps de loisirs aux gens", ajoute M. Maudgal. La fédération craint aussi de voir les Belges se rendre en masse dans les cafés et restaurants de pays voisins qui ont déjà permis la réouverture des terrasses.

Comeos (fédération du commerce et des services) : "un coup de poing au visage"

Comeos regrette également cette décision de reporter d'une semaine alors que le secteur s'était préparé à une reprise le 1er mai. "Le nouveau report signifie beaucoup d'argent et de travail perdus", souligne son CEO Dominique Michel, qui décrit un secteur "abandonné". La fédération se félicite cependant de la reprise des achats sans rendez-vous à partir du 26 avril, la fin d'un "fiasco" et d'une mesure "totalement inutile".

Amertume pour l'UCM (Union des classes moyennes)

L'UCM partage cependant "l'amertume" des professionnels (commerçants, coiffeurs, esthéticiens ou tatoueurs) qui ont subi une restriction de leur activité ces dernières semaines "sans aucune preuve ni indication" de son efficacité sur la circulation du virus. "Treize mois après le premier confinement, la méthode de gestion de l'épidémie reste fondamentalement la même: couper radicalement dans les libertés et interdire à des milliers d'indépendants d'exercer leur métier et de gagner leur vie", déplore l'organisation.

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) "se réjouit

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) "se réjouit" par ailleurs des perspectives d'assouplissements pour les entreprises, "durement frappées" par les mesures sanitaires durant la pause pascale. Elle se dit "soulagée" que les moments de retour sur le lieu de travail soient possibles à partir de début juin, soulignant la "lassitude croissante" après des mois de télétravail.

Interrogé par la RTBF, l'administrateur délégué de l'UWE (Union Wallonne des Entreprises) Olivier de Wasseige se félicite pour sa part que les entreprises ne soient plus considérées comme des lieux majeurs de contamination. Il réclame l'instauration d'un "principe de confiance". "La grande majorité des entreprises respecte les règles sanitaires, les procédures de testing et d'aménagement des lieux. On ne veut plus une approche sectorielle mais au cas par cas, en sanctionnant ceux qui ne respectent pas les règles."

La fédération patronale interprofessionnelle SDI lance également "un cri d'alarme" pour le secteur horeca et demande aux autorités communales et policières de ne pas sanctionner les exploitants qui décideront d'ouvrir le 1er mai en respectant les règles sanitaires. "Cela fait 7 mois que l'horeca est fermé. Aujourd'hui, la coupe est pleine. Nos membres sont de plus en plus tentés d'adopter un comportement infractionnel et nous avons toutes les peines du monde à les calmer", décrit Daniel Cauwel, président du SDI.

Secteur des voyages : "Des demi-mesures qui ne font pas avancer les choses"

"Nous n'allons clairement pas sauter de joie. Nous avions fait des propositions et transmis un plan pour voyager en toute sécurité. Mais rien n'a été entendu. Nous avons l'impression que le gouvernement a juste voulu se conformer aux exigences de l'UE", a d'emblée réagi la secrétaire générale de l'Union, Anne-Sophie Snyers.

L'interdiction des voyages non essentiels traversant les frontières belges, entrée en vigueur le 27 janvier, suscitait en effet des inquiétudes du côté de la Commission européenne. Elle sera désormais "remplacée par un contrôle strict" des obligations de dépistage et de quarantaine qui valent pour les retours de zones considérées comme à risque. Des amendes de 250 euros seront dressées en cas de non-respect.

"Il en restera ainsi jusqu'à ce que nous puissions passer au système européen de certificat vert sur la base de la vaccination et du testing", a indiqué M. De Croo.

Une absence de perspective pour les vacances d'été qui mine le secteur des voyages, regrette Mme Snyers. "Entre le 19 avril et début juillet, nous n'avons donc pas de visibilité pour les ventes d'été. On se retrouve de nouveau au point zéro. Nous restons donc focalisés sur le certificat vert européen et pour lequel on plaide car nous l'estimons non-discriminatoire."

Le comité de concertation a ajouté que les règles européennes concernant les voyages non-essentiels hors UE restaient en vigueur.

Du côté de Tui, le tour-opérateur souligne qu'une proposition d'organiser des "voyages corridors" avait été soumise au gouvernement, avec Sunweb et Brussels Airlines. Il s'agissait d'autoriser des voyages tout compris dans des hôtels situés dans des zones rouges sans devoir se soumettre à une quarantaine par la suite.

Le trio propose de permettre des voyages en zone rouge de "manière contrôlée", dans des hôtels sélectionnés. "Les voyageurs ne pourraient pas quitter leur hôtel, seraient testés avant leur départ mais aussi avant leur retour en Belgique, et encore dans les aéroports belges. Ils pourraient indiquer sur leur Passenger Locator Form (formulaire à remplir pour toute personne revenant d'un séjour hors des frontières belges, NLDR) qu'ils ont profité de vacances 'corridor' et une quarantaine ne serait dès lors pas obligatoire", détaille le porte-parole de Tui.

Une grande partie de l'Europe est toujours considérée comme zone rouge, un voyage vers ces destinations implique d'effectuer deux tests à son retour et de respecter sept jours de quarantaine. Les opérateurs ne peuvent dès lors commercialiser qu'une partie de leur offre seulement, ce que déplore Tui.

Selon le porte-parole, le plan a été reçu positivement lors d'une première rencontre avec le gouvernement.

Quant à Test Achats, il se réjouit de la levée de l'interdiction "qui replace la Belgique en situation de légalité par rapport au droit européen". Sur la base du système de zones (rouge, orange et verte), l'organisation de défense des consommateurs demande "que les personnes non vaccinées puissent voyager au même titre que les personnes vaccinées, sur base d'un test PCR négatif, qui doit pouvoir être réalisé gratuitement afin de ne pas créer de discrimination

"Nous voulons insister sur le fait que cette fermeture avait pour objectif de faire descendre les chiffres de contamination. Or, ceux-ci restent stables. C'est la preuve que ces commerces et professions de contact ne sont pas des foyers de contamination". Les indépendants ne comprennent plus pourquoi, pour l'enseignement, le gouvernement trouve de la souplesse et de la créativité dans la reprise mais dès qu'il s'agit d'économie, l'attitude du politique est sans concession et autoritaire. "Il n'entend pas gronder la colère et les indépendants n'adhérent plus à ces mesures qu'ils estiment injustement axées exclusivement sur eux". C'est pourquoi le SNI voit d'un bon oeil l'annonce de l'organisation de prochains évènements test. "Cela montrera que le secteur de l'événementiel est capable de tout mettre en place pour assurer des événements de grande ampleur dans le respect des règles sanitaires". Pour l'organisation de défense des indépendants, la réouverture de l'horeca serait par ailleurs le meilleur moyen de prévenir en toute sécurité les rassemblements incontrôlés dans les parcs ou dans les habitations. "Avec les beaux jours, les citoyens vont à nouveau vouloir se rassembler. Les protocoles stricts appliqués dans l'horeca permettraient de redonner un peu de vie sociale à des citoyens qui le désirent". Enfin, pour le SNI, il n'y a pas le moindre doute à avoir : "La réouverture des terrasses ne peut en aucun cas justifier la fin des aides, notamment le double droit passerelle, à l'Horeca. Ce sera très loin d'être suffisant pour assurer un minimum de rentabilité aux établissements qui auraient la possibilité de rouvrir avec une terrasse !"Brasseurs belges : Pas de garantie claire sur la réouverture complète de l'horecaLa réouverture des écoles et l'élargissement de la bulle sociale sont deux éléments qui vont avoir un impact gigantesque sur les deux paramètres que sont la vaccination et les hospitalisations, redoute Krishan Maudgal, directeur de la fédération des Brasseurs belges. Quant à la réouverture des terrasses proposée le 8 mai par le Comité de concertation, M. Maudgal précise encore qu'à ce stade, il est impossible de savoir combien d'établissements entreront en ligne de compte. "Il faut encore attendre les protocoles qui encadreront cette réouverture mais si ceux-ci interdisent tout passage à l'intérieur d'un bâtiment pour accéder à la terrasse, ça limitera fort le nombre de candidats", regrette M. Maudgal. "Le secteur de l'horeca fait partie de la solution, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, grâce au professionnalisme et au contrôle social exercé par les patrons et leur personnel", soutient la fédération dont bon nombre de membres rencontrent actuellement de grosses difficultés depuis la fermeture du débouché important qu'est l'horeca. Douze brasseries ont déjà fermé leurs portes en mars sur les 370 recensées en Belgique. "L'horeca peut contribuer à mieux contrôler le flux des gens que lors de gros rassemblements, et permet aussi d'offrir du temps de loisirs aux gens", ajoute M. Maudgal. La fédération craint aussi de voir les Belges se rendre en masse dans les cafés et restaurants de pays voisins qui ont déjà permis la réouverture des terrasses.Comeos regrette également cette décision de reporter d'une semaine alors que le secteur s'était préparé à une reprise le 1er mai. "Le nouveau report signifie beaucoup d'argent et de travail perdus", souligne son CEO Dominique Michel, qui décrit un secteur "abandonné". La fédération se félicite cependant de la reprise des achats sans rendez-vous à partir du 26 avril, la fin d'un "fiasco" et d'une mesure "totalement inutile".L'UCM partage cependant "l'amertume" des professionnels (commerçants, coiffeurs, esthéticiens ou tatoueurs) qui ont subi une restriction de leur activité ces dernières semaines "sans aucune preuve ni indication" de son efficacité sur la circulation du virus. "Treize mois après le premier confinement, la méthode de gestion de l'épidémie reste fondamentalement la même: couper radicalement dans les libertés et interdire à des milliers d'indépendants d'exercer leur métier et de gagner leur vie", déplore l'organisation.La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) "se réjouit" par ailleurs des perspectives d'assouplissements pour les entreprises, "durement frappées" par les mesures sanitaires durant la pause pascale. Elle se dit "soulagée" que les moments de retour sur le lieu de travail soient possibles à partir de début juin, soulignant la "lassitude croissante" après des mois de télétravail.Interrogé par la RTBF, l'administrateur délégué de l'UWE (Union Wallonne des Entreprises) Olivier de Wasseige se félicite pour sa part que les entreprises ne soient plus considérées comme des lieux majeurs de contamination. Il réclame l'instauration d'un "principe de confiance". "La grande majorité des entreprises respecte les règles sanitaires, les procédures de testing et d'aménagement des lieux. On ne veut plus une approche sectorielle mais au cas par cas, en sanctionnant ceux qui ne respectent pas les règles."La fédération patronale interprofessionnelle SDI lance également "un cri d'alarme" pour le secteur horeca et demande aux autorités communales et policières de ne pas sanctionner les exploitants qui décideront d'ouvrir le 1er mai en respectant les règles sanitaires. "Cela fait 7 mois que l'horeca est fermé. Aujourd'hui, la coupe est pleine. Nos membres sont de plus en plus tentés d'adopter un comportement infractionnel et nous avons toutes les peines du monde à les calmer", décrit Daniel Cauwel, président du SDI."Nous n'allons clairement pas sauter de joie. Nous avions fait des propositions et transmis un plan pour voyager en toute sécurité. Mais rien n'a été entendu. Nous avons l'impression que le gouvernement a juste voulu se conformer aux exigences de l'UE", a d'emblée réagi la secrétaire générale de l'Union, Anne-Sophie Snyers.L'interdiction des voyages non essentiels traversant les frontières belges, entrée en vigueur le 27 janvier, suscitait en effet des inquiétudes du côté de la Commission européenne. Elle sera désormais "remplacée par un contrôle strict" des obligations de dépistage et de quarantaine qui valent pour les retours de zones considérées comme à risque. Des amendes de 250 euros seront dressées en cas de non-respect."Il en restera ainsi jusqu'à ce que nous puissions passer au système européen de certificat vert sur la base de la vaccination et du testing", a indiqué M. De Croo.Une absence de perspective pour les vacances d'été qui mine le secteur des voyages, regrette Mme Snyers. "Entre le 19 avril et début juillet, nous n'avons donc pas de visibilité pour les ventes d'été. On se retrouve de nouveau au point zéro. Nous restons donc focalisés sur le certificat vert européen et pour lequel on plaide car nous l'estimons non-discriminatoire."Le comité de concertation a ajouté que les règles européennes concernant les voyages non-essentiels hors UE restaient en vigueur.Du côté de Tui, le tour-opérateur souligne qu'une proposition d'organiser des "voyages corridors" avait été soumise au gouvernement, avec Sunweb et Brussels Airlines. Il s'agissait d'autoriser des voyages tout compris dans des hôtels situés dans des zones rouges sans devoir se soumettre à une quarantaine par la suite.Le trio propose de permettre des voyages en zone rouge de "manière contrôlée", dans des hôtels sélectionnés. "Les voyageurs ne pourraient pas quitter leur hôtel, seraient testés avant leur départ mais aussi avant leur retour en Belgique, et encore dans les aéroports belges. Ils pourraient indiquer sur leur Passenger Locator Form (formulaire à remplir pour toute personne revenant d'un séjour hors des frontières belges, NLDR) qu'ils ont profité de vacances 'corridor' et une quarantaine ne serait dès lors pas obligatoire", détaille le porte-parole de Tui.Une grande partie de l'Europe est toujours considérée comme zone rouge, un voyage vers ces destinations implique d'effectuer deux tests à son retour et de respecter sept jours de quarantaine. Les opérateurs ne peuvent dès lors commercialiser qu'une partie de leur offre seulement, ce que déplore Tui.Selon le porte-parole, le plan a été reçu positivement lors d'une première rencontre avec le gouvernement.Quant à Test Achats, il se réjouit de la levée de l'interdiction "qui replace la Belgique en situation de légalité par rapport au droit européen". Sur la base du système de zones (rouge, orange et verte), l'organisation de défense des consommateurs demande "que les personnes non vaccinées puissent voyager au même titre que les personnes vaccinées, sur base d'un test PCR négatif, qui doit pouvoir être réalisé gratuitement afin de ne pas créer de discrimination