Le groupe français (marques Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) a cependant gagné 0,3 point de part de marché en Europe, où ses ventes se maintiennent (+0,27%). Les pays européens représentent désormais 88% des ventes totales de PSA, en hausse de 11 points par rapport au premier semestre de 2018.

L'essentiel de la chute s'explique par l'arrêt complet des ventes en Iran depuis l'été dernier sous la contrainte des sanctions américaines. Les ventes vers ce pays, comptabilisées par PSA jusqu'au 1er mai 2018, ont représenté l'an dernier 144.000 véhicules. Sans cet impact, la baisse des ventes mondiales du groupe aurait été deux fois moins forte.

Le constructeur français est également freiné par la Chine, premier marché automobile mondial, où ses ventes (y compris Asie du Sud-Est) ont chuté de 60,62% sur six mois, à seulement un peu plus de 64.000 unités.

Alors que ce marché est en récession depuis l'été dernier, PSA fait encore beaucoup moins bien que la concurrence. Avec son allié chinois Dongfeng, devenu son premier actionnaire, le groupe avait vendu jusqu'à 742.000 véhicules dans ce pays en 2014. Depuis, il vit une descente aux enfers, victime notamment d'une gamme inadaptée.

PSA est également victime de la crise de plusieurs marchés émergents. Au premier semestre, ses ventes ont notamment chuté de 44,8% en Turquie et de 50,3% en Argentine.

Les bonnes nouvelles viennent essentiellement d'Europe, où le groupe français a résisté au recul de 2,4% du marché. PSA y a vendu 1,68 million de véhicules de janvier à juin, grâce à une hausse notable de Citroën (+2,6%).

La marque aux chevrons, qui fête ses 100 ans cette année, bénéficie du succès de ses 4x4 de loisirs (SUV) C5 Aircross et C3 Aircross. La part de marché de Peugeot est stable, la demande se maintient à un haut niveau pour ses SUV 3008 et 5008.