La riposte ne s'est pas fait attendre... C'est que le temps, c'est de l'argent ! Et que de temps, le géant américain de l'e-commerce Amazon n'en a pas perdu avant de lancer une très prévisible guerre des prix sur le bio. Depuis lundi en effet, plusieurs baisses de prix agressives sont pratiquées dans les rayons de la chaîne bio Whole Foods, dont le rachat par la firme de Jeff Bezos pour 13,7 milliards de dollars vient d'être avalisé par l'Autorité américaine de la concurrence.
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La riposte ne s'est pas fait attendre... C'est que le temps, c'est de l'argent ! Et que de temps, le géant américain de l'e-commerce Amazon n'en a pas perdu avant de lancer une très prévisible guerre des prix sur le bio. Depuis lundi en effet, plusieurs baisses de prix agressives sont pratiquées dans les rayons de la chaîne bio Whole Foods, dont le rachat par la firme de Jeff Bezos pour 13,7 milliards de dollars vient d'être avalisé par l'Autorité américaine de la concurrence. Dans ce contexte, un front anti-Amazon commence à prendre forme. Le discounter allemand Aldi s'alliait ainsi il y a quelques semaines avec la start-up Instacart, spécialisée dans la livraison de courses à domicile. Autre alliance de taille : celle entre Walmart et Google. Ou quand l'ennemi de mon ennemi est mon ami ! Pour faire face à Amazon, le numéro un mondial de la distribution Walmart vient en effet d'annoncer un partenariat avec le moteur de recherche. A l'image d'autres distributeurs comme Target ou Costco, le groupe va vendre ses produits sur la plateforme d'e-commerce Google Express, lancée en 2013 et opérationnelle dans seulement sept villes des Etats-Unis. Ce service n'est réservé qu'aux seuls clients ayant chez eux l'assistant personnel connecté de Google, Google Home. Tous les articles Walmart pourront donc être commandés via un système vocal. Les préférences des utilisateurs seront enregistrées et le consommateur pourra se contenter de répondre à haute voix " OK " aux propositions de Google. Ce partenariat entre deux géants est une alliance win-win. Pour Google, il s'agit de ne pas se laisser distancer par l'enceinte intelligente d'Amazon, Amazon Echo. Car si le système d'exploitation de Google domine le mobile aujourd'hui, c'est Amazon qui pourrait bien régner sur le monde des objets connectés. Il s'agit donc ici pour Google d'accroître la visibilité de son assistant domestique et d'augmenter le nombre de produits disponibles sur sa plateforme afin de stopper l'hémorragie de recherches de produits qui se font de plus en plus sur Amazon. Du côté de Walmart, dangereusement menacé par Amazon et son offensive dans le commerce physique avec le rachat de Whole Foods, l'objectif est d'offrir le shopping vocal à ses clients pour éviter que le géant de l'e-commerce ne remporte la bataille des assistants vocaux. Ce serait un scénario catastrophe pour le leader de la distribution, qui verrait lui échapper les achats e-commerce dans la mesure où de nombreux observateurs estiment que la voix jouera un rôle important dans le shopping de demain.