Parlera-t-on encore de pure players dans quelques années ? Il est très probable que non. Ce terme qui désigne des entreprises (ici, des distributeurs) dont le business est exclusivement mené sur Internet sera sans doute amené à disparaître dans la mesure où la plupart des acteurs qui arborent cette étiquette commencent à se lancer parallèlement dans le " physique ". Alors que les enseignes dites traditionnelles ouvrent des boutiques en ligne et mettent en place une stratégie omnicanale, multipliant les options de livraison et de retrait pour faire face à la concurrence des... pure players, ces derniers commencent à prendre conscience des vertus de la brique et font le chemin inverse en ouvrant des magasins. Bien sûr, le chiffre d'affaires des enseignes traditionnelles se fait encore très largement dans les points de vente, et celui des pure players est surtout réalisé en ligne. Il n'empêche : la frontière entre les deux business models devient de plus en plus poreuse. Avec un mot d'ordre : la complémentarité des canaux. Si le bon vieux magasin doit évidemment redéfinir son rôle, il semble bien loin d'être à l'agonie.
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