La cause de cette contre-performance ? Les problèmes divers et variés rencontrés par ses centrales nucléaires belges, qui ont effacé 700 millions de profits l'an dernier. Il est vrai que le taux de disponibilité des sept réacteurs du pays est tombé à environ 50% en moyenne en 2018. Mais les unités redémarrent et l'énergéticie...

La cause de cette contre-performance ? Les problèmes divers et variés rencontrés par ses centrales nucléaires belges, qui ont effacé 700 millions de profits l'an dernier. Il est vrai que le taux de disponibilité des sept réacteurs du pays est tombé à environ 50% en moyenne en 2018. Mais les unités redémarrent et l'énergéticien français prévoit un taux de disponibilité moyen de 76% cette année et de 83% l'an prochain... Les choses vont mieux aussi du côté commercial : Electrabel regagne des parts de marché après en avoir perdu ces dernières années. Ses problèmes belges commencent donc à être réglés, mais le groupe doit encore trouver un terrain d'entente sur l'avenir de ses centrales avec le futur gouvernement. Il ne tablerait plus que sur la prolongation, hypothétique sans accord politique, de deux réacteurs. Ces incertitudes l'ont obligé à déprécier de 615 millions d'euros la valeur de son parc nucléaire dans ses livres. " Nous sommes très bien positionnés pour croître ", a néanmoins affirmé la patronne du groupe, Isabelle Kocher, face aux investisseurs et aux analyses réunis lors d'un capital markets day qui s'est récemment tenu à Londres. Pour repartir d'un bon pied, Engie désire se concentrer davantage sur ses activités en croissance - l'énergie verte et les services - et se focaliser sur ses marchés les plus porteurs, soit 20 pays et 30 métropoles. Engie prévoit un résultat net récurrent en hausse de 7 à 9% par an ces trois prochaines années.