Picanol, qui a des divergences de vues avec la FSMA, l'autorité des marchés financiers, sur le moment de la consolidation de Tessenderlo (la FSMA estime que Picanol aurait dû consolider Tessenderlo selon la méthode de l'intégration globale depuis 2017 alors que Picanol considère n'avoir acquis le contrôle de Tessenderlo que le 19 mars 2019) a fait état lundi d'un chiffre d'affaires de 1,19 milliard d'euros au premier semestre (Tessenderlo pleinement consolidé), en recul d'1% par rapport à la même période de 2018.

Si le segment "machines et technologies" voit son chiffre d'affaires se contracter de 26%, à 262,8 millions d'euros, les seules activités de Tessenderlo ont, elles, généré un chiffre d'affaires en hausse de 9,5%, à 925 millions d'euros au premier semestre.

L'"ebitda ajusté" du groupe Picanol est également en recul, tout comme son bénéfice net, qui se monte à 20,7 millions d'euros, contre 67,1 millions d'euros lors des six premiers mois de 2018. Là aussi, Tessenderlo a tiré son épingle du jeu.

Pour la seconde partie de 2019, le groupe Picanol s'attend à une poursuite de l'impact négatif du climat actuel d'incertitudes macroéconomiques et à ce que le ralentissement dans le marché mondial des machines ne soit pas compensé par les autres segments du groupe Tessenderlo. Pour l'ensemble de l'année 2019, Picanol table sur un "ebitda ajusté" plus faible qu'en 2018.