Passer du public au privé est un fameux changement. Ce pas, Philippe Lallemand (58 ans) l'a franchi il y a 20 ans en quittant la direction de l'Institut Emile Vandervelde pour embrasser une carrière d'assureur chez Ethias (le groupe s'appelait encore la Smap).

" En politique, une idée émise le lundi pouvait se voir concrétisée le vendredi en conseil des ministres. La Smap était une vieille dame endormie, et la lenteur d'exécution a été pour moi un élément de frustration ", confesse celui qui est aux commandes de l'entreprise depuis trois ans.

Sous sa direction, le groupe s'est patiemment défait des boulets de la crise de 2008, simplifiant sa structure, reconduisant pour cinq ans le pacte d'actionnaires qui voit les Régions wallonne, flamande, l'Etat fédéral lui faire confiance et rester dans le bateau. Un bateau qui a suivi le cap d'un plan stratégique dessiné en 2017 où l'engagement, l'enthousiasme, la satisfaction client et l'humain sont les nouvelles valeurs de l'entreprise. Valeurs illustrées notamment dans une politique de RSE bien ancrée. " Dans un univers de plus en plus digital, ce sont les femmes et les hommes qui font la différence ", rappelle Philippe Lallemand, particulièrement heureux du hashtag #ProudToBeEthias qui accompagne désormais de nombreux messages des employés de la compagnie. " Je ne me serais pas engagé dans cette aventure du Manager de l'Année si je n'avais pas eu la confiance des collaborateurs d'Ethias. "

Quatre assurés sur 10 ont des difficultés avec le monde digital.

Au premier semestre, Ethias a enregistré 115 millions d'euros de bénéfices, soit 14% de plus qu'en 2019 et davantage qu'attendu. " Et les prévisions d'ici à la fin de l'année dépasseront également ce qui avait été budgété ", constate Philippe Lallemand.

L'entreprise a réalisé ses objectifs d'être numéro un à la fois dans la distribution en direct, dans le marché des services d'assurances pour le secteur public et dans le digital. Ethias vient de lancer Flora, la première assurance 100% digitale en Belgique. Le groupe n'abandonne pas pour autant le modèle phygital toujours présent au travers du réseau d'agences ou de contact centers. "Quatre assurés sur 10 ont des difficultés avec le monde digital, observe le patron d'Ethias. Aujourd'hui, on développe une stratégie qui consiste à orchestrer différents écosystèmes dans la mobilité, la santé, les services publics. Il s'agit, au travers de nombreux partenariats au sein du groupe mais aussi avec des partenaires extérieurs, d'offrir des services en aval et en amont de l'assurance."

" Avoir deux longueurs d'avance, c'est la clé du succès, conclut le CEO d'Ethias. Penser où l'entreprise doit être dans 10 ans. Non pas en imaginant ce qui aura changé, mais surtout ce qui ne va pas changer. "

CV

· Né en 1962

· 1986 Diplômé en droit de l'Université de Liège puis de l'Ecole nationale de fiscalité et des finances en 1988

· 1987 Entame sa carrière au ministère des Finances

· 1992 Rejoint l' Institut Emile Vandervelde, qu'il dirige de 1995 à 1999

· 1999 Passe chez Ethias. Il en devient directeur des ressources humaines en 2004, puis du département " entreprises et collectivités " en 2009

· 2017 Est nommé CEO d'Ethias

Coronavirus: quel impact?

Face au Covid, Ethias a déployé un large plan en quatre phases. D'abord, en protégeant les employés. Ensuite, en protégeant les clients et la société en général au travers de 50 initiatives (aides financières d'urgence, facilités de payement, élargissements de couverture pour le personnel en première ligne, remboursements pour les clients victimes du chômage temporaire, etc.). Puis en protégeant l'entreprise. Enfin, en participant à la relance économique au profit d'une société plus durable: Ethias a prêté 100 millions à la SRIW, a participé au refinancement de finance.brussels, et est en négociation avec PMV en Flandre et la SFPI au fédéral.

Passer du public au privé est un fameux changement. Ce pas, Philippe Lallemand (58 ans) l'a franchi il y a 20 ans en quittant la direction de l'Institut Emile Vandervelde pour embrasser une carrière d'assureur chez Ethias (le groupe s'appelait encore la Smap). " En politique, une idée émise le lundi pouvait se voir concrétisée le vendredi en conseil des ministres. La Smap était une vieille dame endormie, et la lenteur d'exécution a été pour moi un élément de frustration ", confesse celui qui est aux commandes de l'entreprise depuis trois ans. Sous sa direction, le groupe s'est patiemment défait des boulets de la crise de 2008, simplifiant sa structure, reconduisant pour cinq ans le pacte d'actionnaires qui voit les Régions wallonne, flamande, l'Etat fédéral lui faire confiance et rester dans le bateau. Un bateau qui a suivi le cap d'un plan stratégique dessiné en 2017 où l'engagement, l'enthousiasme, la satisfaction client et l'humain sont les nouvelles valeurs de l'entreprise. Valeurs illustrées notamment dans une politique de RSE bien ancrée. " Dans un univers de plus en plus digital, ce sont les femmes et les hommes qui font la différence ", rappelle Philippe Lallemand, particulièrement heureux du hashtag #ProudToBeEthias qui accompagne désormais de nombreux messages des employés de la compagnie. " Je ne me serais pas engagé dans cette aventure du Manager de l'Année si je n'avais pas eu la confiance des collaborateurs d'Ethias. " Au premier semestre, Ethias a enregistré 115 millions d'euros de bénéfices, soit 14% de plus qu'en 2019 et davantage qu'attendu. " Et les prévisions d'ici à la fin de l'année dépasseront également ce qui avait été budgété ", constate Philippe Lallemand. L'entreprise a réalisé ses objectifs d'être numéro un à la fois dans la distribution en direct, dans le marché des services d'assurances pour le secteur public et dans le digital. Ethias vient de lancer Flora, la première assurance 100% digitale en Belgique. Le groupe n'abandonne pas pour autant le modèle phygital toujours présent au travers du réseau d'agences ou de contact centers. "Quatre assurés sur 10 ont des difficultés avec le monde digital, observe le patron d'Ethias. Aujourd'hui, on développe une stratégie qui consiste à orchestrer différents écosystèmes dans la mobilité, la santé, les services publics. Il s'agit, au travers de nombreux partenariats au sein du groupe mais aussi avec des partenaires extérieurs, d'offrir des services en aval et en amont de l'assurance." " Avoir deux longueurs d'avance, c'est la clé du succès, conclut le CEO d'Ethias. Penser où l'entreprise doit être dans 10 ans. Non pas en imaginant ce qui aura changé, mais surtout ce qui ne va pas changer. "