"Nous estimons maintenant que le niveau (de trafic) de 2019 ne sera pas atteint avant 2024, soit un an plus tard que ce que nous avions prévu précédemment", a déclaré Brian Pearce, le responsable financier de l'Association internationale du transport aérien (Iata), au cours d'une conférence de presse.

Il a invoqué un rétablissement du trafic plus lent que prévu en mai et en juin et au deuxième semestre ce rythme très ralenti devrait se poursuivre, a-t-il ajouté, constatant que la recrudescence du Covid-19 dans un certain nombre de pays freinait la réouverture des frontières.

"Les marchés internationaux restent largement fermés. La confiance des consommateurs est en berne et n'est pas aidée par la décision britannique d'imposer une quarantaine à tous les voyageurs revenant d'Espagne", a estimé le directeur général de l'organisation Alexandre de Juniac.

Le gouvernement britannique a décidé de réintroduire sans mise en garde une quarantaine pour les voyageurs arrivant d'Espagne, prenant de court dimanche des milliers de Britanniques partis passer leurs vacances dans ce pays.

Les prévisions plus pessimistes s'expliquent également par le "faible endiguement du virus aux Etats-Unis" qui avec un certain nombre d'économies émergentes dans la même situation, représentent environ 40% des marchés de l'aérien, selon l'association.

L'organisation met également en cause la baisse des voyages d'affaires, remplacés par des moyens vidéo, en raison de la situation économique difficile des entreprises et de consommateurs à la fois prudents sur le plan sanitaire et parfois frappés par la crise.

- La situation financière reste tendue -

La timide reprise des voyages après le point bas atteint par le trafic au mois d'avril est très étroitement liée aux marchés domestiques, notamment en Chine où il n'était plus en baisse que de 35,5% en juin, selon M. Pearce.

Pour attirer les voyageurs, China Southern, la plus grosse compagnie aérienne chinoise, a lancé mardi des forfaits de vols illimités.

A Paris, le gestionnaire des aéroports Charles de Gaulle et Orly, a lui aussi annoncé lundi qu'il faudra attendre entre 2024 et 2027 pour un retour du trafic au niveau de 2019.

Si le trafic reprend doucement sur les vols intérieurs et dans l'espace Schengen, la situation est là aussi plus difficile sur le trafic international qui porte l'activité du hub de Paris-Charles de Gaulle.

Selon l'opérateur ADP, le rétablissement du trafic international risque d'être ralenti également en raison d'une offre moins importante des compagnies.

Selon M. Pearce, la manière dont les pays gèrent le virus ainsi que l'arrivée d'un vaccin contre le Covid-19 conditionnera l'évolution du trafic. En juin celui-ci était encore en baisse de 96,8% au niveau mondial par rapport à la même période en 2019 contre un déclin de 98,3% en mai.

Et la situation financière reste tendue pour les compagnies surtout les plus petites.

Les aides gouvernementales ont permis aux grandes compagnies de constituer des réserves de trésorerie qui "vont les aider à traverser un environnement qui semble maintenant très difficile pendant la période de redémarrage", a souligné M. Pearce.

"Notre inquiétude concerne les petites et moyennes compagnies", a-t-il poursuivi ajoutant que "malheureusement des faillite seront inévitables sauf si la demande repartait plus vite que prévu".

L'organisation, qui regroupe 290 compagnies aériennes, estime à 419 milliards de dollars le manque à gagner en 2020 pour le secteur, en raison de la crise du coronavirus. Soit une baisse de moitié des recettes mondiales du secteur de l'aviation commerciale.

"Nous estimons maintenant que le niveau (de trafic) de 2019 ne sera pas atteint avant 2024, soit un an plus tard que ce que nous avions prévu précédemment", a déclaré Brian Pearce, le responsable financier de l'Association internationale du transport aérien (Iata), au cours d'une conférence de presse. Il a invoqué un rétablissement du trafic plus lent que prévu en mai et en juin et au deuxième semestre ce rythme très ralenti devrait se poursuivre, a-t-il ajouté, constatant que la recrudescence du Covid-19 dans un certain nombre de pays freinait la réouverture des frontières."Les marchés internationaux restent largement fermés. La confiance des consommateurs est en berne et n'est pas aidée par la décision britannique d'imposer une quarantaine à tous les voyageurs revenant d'Espagne", a estimé le directeur général de l'organisation Alexandre de Juniac.Le gouvernement britannique a décidé de réintroduire sans mise en garde une quarantaine pour les voyageurs arrivant d'Espagne, prenant de court dimanche des milliers de Britanniques partis passer leurs vacances dans ce pays.Les prévisions plus pessimistes s'expliquent également par le "faible endiguement du virus aux Etats-Unis" qui avec un certain nombre d'économies émergentes dans la même situation, représentent environ 40% des marchés de l'aérien, selon l'association. L'organisation met également en cause la baisse des voyages d'affaires, remplacés par des moyens vidéo, en raison de la situation économique difficile des entreprises et de consommateurs à la fois prudents sur le plan sanitaire et parfois frappés par la crise. - La situation financière reste tendue -La timide reprise des voyages après le point bas atteint par le trafic au mois d'avril est très étroitement liée aux marchés domestiques, notamment en Chine où il n'était plus en baisse que de 35,5% en juin, selon M. Pearce. Pour attirer les voyageurs, China Southern, la plus grosse compagnie aérienne chinoise, a lancé mardi des forfaits de vols illimités. A Paris, le gestionnaire des aéroports Charles de Gaulle et Orly, a lui aussi annoncé lundi qu'il faudra attendre entre 2024 et 2027 pour un retour du trafic au niveau de 2019.Si le trafic reprend doucement sur les vols intérieurs et dans l'espace Schengen, la situation est là aussi plus difficile sur le trafic international qui porte l'activité du hub de Paris-Charles de Gaulle. Selon l'opérateur ADP, le rétablissement du trafic international risque d'être ralenti également en raison d'une offre moins importante des compagnies.Selon M. Pearce, la manière dont les pays gèrent le virus ainsi que l'arrivée d'un vaccin contre le Covid-19 conditionnera l'évolution du trafic. En juin celui-ci était encore en baisse de 96,8% au niveau mondial par rapport à la même période en 2019 contre un déclin de 98,3% en mai.Et la situation financière reste tendue pour les compagnies surtout les plus petites. Les aides gouvernementales ont permis aux grandes compagnies de constituer des réserves de trésorerie qui "vont les aider à traverser un environnement qui semble maintenant très difficile pendant la période de redémarrage", a souligné M. Pearce."Notre inquiétude concerne les petites et moyennes compagnies", a-t-il poursuivi ajoutant que "malheureusement des faillite seront inévitables sauf si la demande repartait plus vite que prévu". L'organisation, qui regroupe 290 compagnies aériennes, estime à 419 milliards de dollars le manque à gagner en 2020 pour le secteur, en raison de la crise du coronavirus. Soit une baisse de moitié des recettes mondiales du secteur de l'aviation commerciale.