L'incident avait provoqué la fermeture de l'espace aérien belge pendant plusieurs heures. L'administrateur délégué de Belgocontrol, Johan Decuyper, chiffre les dommages à un million d'euros, comme il l'a dit lors d'une interview.

La procédure est dirigée contre le bureau d'études et l'entrepreneur chargés de la construction du CANAC 2, le centre de contrôle aérien à Steenokkerzeel. Mais M. Decuyper n'a pas voulu donner de noms. Les dommages portent sur les coûts engendrés par le placement de générateurs externes, l'adaptation de l'infrastructure électrique ou encore le recours à des experts et avocats.

Selon M. Decuyper, les étapes nécessaires ont été franchies ces derniers mois pour que la probabilité de faire face à des incidents soit réduite le plus possible. "Même si une nouvelle panne se produisait demain, les conséquences en seraient bien moindres", dit-il.

Il ne serait par exemple plus nécessaire de fermer l'entièreté de l'espace aérien comme ce fut le cas au printemps dernier. Les aéroports de Liège et de Charleroi pourraient rester opérationnels (à capacité réduite). Des accords vont être conclus avec les contrôleurs aériens environnants.

Selon le patron, les investissements dans la sécurité aérienne ont été suffisants ces dernières années, mais pas dans la "continuité des services" - c'est à dire la capacité à redevenir opérationnel après une panne. Un rattrapage serait nécessaire sur ce point. Des infrastructures d'urgence doivent être installées auprès des aéroports régionaux. Les besoins précis ainsi que les coûts doivent encore être déterminés.

Par ailleurs, Belgocontrol lui-même ne ferait pas l'objet d'une attaque en justice, souligne Johan Decuyper. Peu après la panne, plusieurs interlocuteurs avaient calculé le coût de l'arrêt du trafic aérien. Brussels Airlines parlait alors de 2,5 millions d'euros, la Belgian travel organization (BTO) de 150.000 euros. Belgocontrol a certes reçu une série de plaintes, mais "pour le moment, aucune procédure judiciaire n'a été entamée contre Belgocontrol".

Le 27 mai 2015, une panne électrique chez Belgocontrol - qui gère le trafic aérien jusqu'à 24.500 pieds (8.000 mètres) - avait entraîné la fermeture de l'espace aérien belge pendant plusieurs heures. Des centaines de personnes avaient dû dormir à Brussels Airport notamment. Le contrôleur aérien avait mis plusieurs jours à se remettre de la panne. Des analyses et enquêtes externes sont toujours en cours pour déterminer les circonstances exactes de l'incident. Selon les déclarations de Belgocontrol de l'époque, la panne est liée à un générateur de secours non lié à la terre. Une faute conceptuelle et non une faute humaine, assurait-on.

L'incident avait provoqué la fermeture de l'espace aérien belge pendant plusieurs heures. L'administrateur délégué de Belgocontrol, Johan Decuyper, chiffre les dommages à un million d'euros, comme il l'a dit lors d'une interview.La procédure est dirigée contre le bureau d'études et l'entrepreneur chargés de la construction du CANAC 2, le centre de contrôle aérien à Steenokkerzeel. Mais M. Decuyper n'a pas voulu donner de noms. Les dommages portent sur les coûts engendrés par le placement de générateurs externes, l'adaptation de l'infrastructure électrique ou encore le recours à des experts et avocats. Selon M. Decuyper, les étapes nécessaires ont été franchies ces derniers mois pour que la probabilité de faire face à des incidents soit réduite le plus possible. "Même si une nouvelle panne se produisait demain, les conséquences en seraient bien moindres", dit-il. Il ne serait par exemple plus nécessaire de fermer l'entièreté de l'espace aérien comme ce fut le cas au printemps dernier. Les aéroports de Liège et de Charleroi pourraient rester opérationnels (à capacité réduite). Des accords vont être conclus avec les contrôleurs aériens environnants.Selon le patron, les investissements dans la sécurité aérienne ont été suffisants ces dernières années, mais pas dans la "continuité des services" - c'est à dire la capacité à redevenir opérationnel après une panne. Un rattrapage serait nécessaire sur ce point. Des infrastructures d'urgence doivent être installées auprès des aéroports régionaux. Les besoins précis ainsi que les coûts doivent encore être déterminés. Par ailleurs, Belgocontrol lui-même ne ferait pas l'objet d'une attaque en justice, souligne Johan Decuyper. Peu après la panne, plusieurs interlocuteurs avaient calculé le coût de l'arrêt du trafic aérien. Brussels Airlines parlait alors de 2,5 millions d'euros, la Belgian travel organization (BTO) de 150.000 euros. Belgocontrol a certes reçu une série de plaintes, mais "pour le moment, aucune procédure judiciaire n'a été entamée contre Belgocontrol". Le 27 mai 2015, une panne électrique chez Belgocontrol - qui gère le trafic aérien jusqu'à 24.500 pieds (8.000 mètres) - avait entraîné la fermeture de l'espace aérien belge pendant plusieurs heures. Des centaines de personnes avaient dû dormir à Brussels Airport notamment. Le contrôleur aérien avait mis plusieurs jours à se remettre de la panne. Des analyses et enquêtes externes sont toujours en cours pour déterminer les circonstances exactes de l'incident. Selon les déclarations de Belgocontrol de l'époque, la panne est liée à un générateur de secours non lié à la terre. Une faute conceptuelle et non une faute humaine, assurait-on.