Le groupe a déjà commencé à mettre en oeuvre ses douloureuses mesures de restructuration dans huit différents sites et projette de les poursuivre en six autres endroits, mais son patron Hiroto Saikawa n'a pas souhaité les préciser, lors d'une conférence de presse au siège du groupe à Yokohama (banlieue de Tokyo).

Au premier trimestre de l'exercice 2019/20 (avril-juin), le partenaire du français Renault a vu son bénéfice net fondre de près de 95% à 6,4 milliards de yens (52 millions d'euros au cours retenu par le groupe), tandis que son chiffre d'affaires reculait de 12,7% à 2.372,4 milliards de yens sur la période, dans un contexte de ralentissement aux Etats-Unis et en Europe.

"Le volume total de l'industrie a été faible pendant le trimestre et les ventes unitaires de Nissan ont diminué alors que la compagnie poursuit ses efforts pour les normaliser", explique le groupe dans un communiqué, à rebours de la stratégie de course aux volumes menée par son patron déchu Carlos Ghosn.

Les profits ont aussi été affectés par "des facteurs extérieurs tels que les coûts des matières premières, les fluctuations de taux de change" et de lourds investissements dans le domaine technologique et pour répondre au durcissement des règlementations environnementales, souligne Nissan.