Le partenaire du français Renault évalue désormais son bénéfice net à 319 milliards de yens (2,5 milliards d'euros) sur l'exercice achevé fin mars, alors qu'il visait 410 milliards. Il publiera ses résultats définitifs le 14 mai.

Nissan, pionnier de la technologie électrique avec sa citadine Leaf et fabricant des crossovers Rogue, Qashqai et X-Trail, avait déjà abaissé ses prévisions en février, et finira l'année sur une chute de son bénéfice net de près de 60% par rapport à celui de 2017/18.

Le constructeur est dans la tourmente depuis l'arrestation en novembre de son "sauveur", Carlos Ghosn, détenu au Japon pour des malversations financières présumées.

Son incarcération, conséquence d'une enquête menée par Nissan depuis de longs mois, a déstabilisé l'alliance formée avec Renault et profondément secoué le groupe nippon, occupé à solder les comptes avec son ancien PDG et à réformer sa gouvernance.

Le chiffre d'affaires a cependant résisté: il est attendu à 11.574 milliards de yens (92,6 milliards d'euros), comparé à une prévision de 11.600 milliards, pour 5,5 millions de véhicules écoulés sur la période d'avril 2018 à mars 2019.

Sur le front opérationnel, Nissan a par ailleurs engagé un virage stratégique par rapport à l'ère Ghosn marquée par une course aux volumes, en particulier aux Etats-Unis, un de ses premiers marchés, pour se concentrer davantage sur l'image de la marque.

Dans cette optique, "il a mis en place une campagne d'extension de garantie" sur certains véhicules, initiative qui coûte cher et explique en partie ces mauvaises performances.

Le bénéfice d'exploitation est aussi en berne: il devrait s'établir autour de 318 milliards de yens, contre une précédente prévision de 450 milliards.

Le partenaire du français Renault évalue désormais son bénéfice net à 319 milliards de yens (2,5 milliards d'euros) sur l'exercice achevé fin mars, alors qu'il visait 410 milliards. Il publiera ses résultats définitifs le 14 mai. Nissan, pionnier de la technologie électrique avec sa citadine Leaf et fabricant des crossovers Rogue, Qashqai et X-Trail, avait déjà abaissé ses prévisions en février, et finira l'année sur une chute de son bénéfice net de près de 60% par rapport à celui de 2017/18. Le constructeur est dans la tourmente depuis l'arrestation en novembre de son "sauveur", Carlos Ghosn, détenu au Japon pour des malversations financières présumées. Son incarcération, conséquence d'une enquête menée par Nissan depuis de longs mois, a déstabilisé l'alliance formée avec Renault et profondément secoué le groupe nippon, occupé à solder les comptes avec son ancien PDG et à réformer sa gouvernance. Le chiffre d'affaires a cependant résisté: il est attendu à 11.574 milliards de yens (92,6 milliards d'euros), comparé à une prévision de 11.600 milliards, pour 5,5 millions de véhicules écoulés sur la période d'avril 2018 à mars 2019. Sur le front opérationnel, Nissan a par ailleurs engagé un virage stratégique par rapport à l'ère Ghosn marquée par une course aux volumes, en particulier aux Etats-Unis, un de ses premiers marchés, pour se concentrer davantage sur l'image de la marque. Dans cette optique, "il a mis en place une campagne d'extension de garantie" sur certains véhicules, initiative qui coûte cher et explique en partie ces mauvaises performances. Le bénéfice d'exploitation est aussi en berne: il devrait s'établir autour de 318 milliards de yens, contre une précédente prévision de 450 milliards.