Sur plusieurs modèles (Nissan Altima, Frontier, Kicks, Leaf, Pathfinder, Rogue, Infiniti...) vendus en 2018-2019, "les paramètres d'affichage peuvent être configurés de manière à ce que l'image arrière ne soit plus visible", a justifié l'agence sur son site.

"Le système conservera ces paramètres lorsque le véhicule effectuera une marche arrière", selon l'agence, ce qui "augmente le risque d'accident".

Ce rappel massif est censé démarrer à compter du 21 octobre, toujours selon la NHTSA.

C'est un nouveau coup dur pour Nissan, dont les ventes et bénéfices sont actuellement en berne, dans un contexte de ralentissement du marché automobile mondial, y compris aux Etats-Unis, et du manque de renouvellement de ses modèles.

La NHTSA a aussi récemment ouvert une enquête préliminaire sur le freinage d'urgence automatique du SUV Nissan Rogue, après plusieurs centaines de cas signalés d'un déclenchement par erreur de ce système, ayant causé quelques accidents non mortels.

Le groupe japonais, allié au français Renault, se cherche par ailleurs un nouveau patron, après l'éviction mi-septembre de son directeur général, Hiroto Saikawa, rattrapé par une affaire de prime indûment perçue du temps où Carlos Ghosn était PDG.

M. Ghosn lui-même avait été évincé fin 2018 après avoir été interpellé puis inculpé au Japon pour diverses malversations financières présumées. Son procès devrait démarrer en avril prochain.