La plateforme de streaming compte désormais 221,8 millions d'abonnés, soit un peu moins que les 222 millions qu'elle escomptait, d'après son communiqué de résultats pour le 4e trimestre, publié jeudi.

Surtout, elle ne prévoit que 2,5 millions de nouveaux abonnés pour le trimestre en cours, contre les 4 millions gagnés de janvier à mars 2021. Il faut remonter à 2010 pour trouver un chiffre aussi bas pour un premier trimestre, quand Netflix n'avait que 13,9 millions d'abonnés.

La sanction a été immédiate à Wall Street: l'action du groupe californien perdait jusqu'à 20% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse.

"La rétention (des abonnés) et les audiences restent solides mais la croissance des nouveaux abonnés n'a pas retrouvé les niveaux d'avant la pandémie", admet le service pionnier du secteur, qui a largement profité des restrictions sanitaires en 2020 et début 2021.

"Nous pensons que c'est dû à divers facteurs y compris le Covid qui continue à peser sur l'économie et des difficultés macro-économiques dans différentes parties du monde notamment l'Amérique latine".

D'octobre à décembre, le groupe a réalisé 7,7 milliards de dollars de recettes et accumulé 8,28 millions de nouveaux abonnés, une performance conforme aux attentes du marché.

La plateforme a bénéficié du succès planétaire de la série sud-coréenne Squid Game, qui avait été vue par plus de 142 millions d'abonnés à la mi-octobre, un mois après sa sortie, soit quelque deux-tiers des utilisateurs. Un record.

Elle a aussi pu compter sur la nouvelle et dernière saison de la série espagnole la Casa de Papel.

Pour 2022, en revanche, il faudra attendre mars pour des sorties de grande envergure comme la saison 2 de Bridgerton, la deuxième la plus populaire du service.

Et le groupe a annoncé vendredi dernier des augmentations entre un et deux dollars de ses abonnements mensuels aux Etats-Unis. L'option de base coûte désormais 9,99 dollars, et la plus chère passe à 19,99 dollars.

Surtout, depuis 2019, Netflix a de nombreux concurrents de taille, de Disney+ à HBO Max. En 2018, elle récoltait près de 50% des recettes perçues par les plateformes de streaming vidéo. D'ici 2023, le cabinet eMarketer prédit que sa part sera tombée à 28%.

L'entreprise rappelle aussi régulièrement qu'elle considère YouTube et les jeux vidéo comme des menaces tout aussi importantes. Elle a d'ailleurs lancé en fin d'année dernière ses propres jeux mobiles.

"Les récentes percées de Netflix dans le commerce en ligne et les jeux vidéo montrent qu'elle cherche à diversifier ses revenus", a commenté Paul Verna de eMarketer.

En tant qu'actrice dominante du streaming - son nom est synonyme de la technologie - la plateforme fait aussi face à des attentes énormes.

"Sur les cinq dernières années, Netflix a doublé sa pénétration parmi les ménages, mais il a encore beaucoup de marge par rapport aux records d'abonnés aux chaînes payantes (environ 800 millions)", souligne ainsi Robert Cantwell, fondateur du fonds d'investissements Upholdings.

Le service ne cherche d'ailleurs aucunement à modérer ses ambitions.

"Même dans ce monde incertain et face à une concurrence accrue, nous sommes optimistes sur nos perspectives de croissance sur le long terme alors que le streaming remplace progressivement les formes de divertissements linéaires (la télévision traditionnelle, ndlr) dans le monde", a déclaré Netflix dans son communiqué.

Il a aussi rappelé son succès aux Emmy Awards, équivalent des Oscars de la télévision américaine, avec "The Crown" et le "Jeu de la Dame" ou avec le film "The Power of the Dog".

La plateforme de streaming compte désormais 221,8 millions d'abonnés, soit un peu moins que les 222 millions qu'elle escomptait, d'après son communiqué de résultats pour le 4e trimestre, publié jeudi. Surtout, elle ne prévoit que 2,5 millions de nouveaux abonnés pour le trimestre en cours, contre les 4 millions gagnés de janvier à mars 2021. Il faut remonter à 2010 pour trouver un chiffre aussi bas pour un premier trimestre, quand Netflix n'avait que 13,9 millions d'abonnés. La sanction a été immédiate à Wall Street: l'action du groupe californien perdait jusqu'à 20% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse. "La rétention (des abonnés) et les audiences restent solides mais la croissance des nouveaux abonnés n'a pas retrouvé les niveaux d'avant la pandémie", admet le service pionnier du secteur, qui a largement profité des restrictions sanitaires en 2020 et début 2021. "Nous pensons que c'est dû à divers facteurs y compris le Covid qui continue à peser sur l'économie et des difficultés macro-économiques dans différentes parties du monde notamment l'Amérique latine". D'octobre à décembre, le groupe a réalisé 7,7 milliards de dollars de recettes et accumulé 8,28 millions de nouveaux abonnés, une performance conforme aux attentes du marché. La plateforme a bénéficié du succès planétaire de la série sud-coréenne Squid Game, qui avait été vue par plus de 142 millions d'abonnés à la mi-octobre, un mois après sa sortie, soit quelque deux-tiers des utilisateurs. Un record. Elle a aussi pu compter sur la nouvelle et dernière saison de la série espagnole la Casa de Papel. Pour 2022, en revanche, il faudra attendre mars pour des sorties de grande envergure comme la saison 2 de Bridgerton, la deuxième la plus populaire du service. Et le groupe a annoncé vendredi dernier des augmentations entre un et deux dollars de ses abonnements mensuels aux Etats-Unis. L'option de base coûte désormais 9,99 dollars, et la plus chère passe à 19,99 dollars. Surtout, depuis 2019, Netflix a de nombreux concurrents de taille, de Disney+ à HBO Max. En 2018, elle récoltait près de 50% des recettes perçues par les plateformes de streaming vidéo. D'ici 2023, le cabinet eMarketer prédit que sa part sera tombée à 28%. L'entreprise rappelle aussi régulièrement qu'elle considère YouTube et les jeux vidéo comme des menaces tout aussi importantes. Elle a d'ailleurs lancé en fin d'année dernière ses propres jeux mobiles. "Les récentes percées de Netflix dans le commerce en ligne et les jeux vidéo montrent qu'elle cherche à diversifier ses revenus", a commenté Paul Verna de eMarketer. En tant qu'actrice dominante du streaming - son nom est synonyme de la technologie - la plateforme fait aussi face à des attentes énormes. "Sur les cinq dernières années, Netflix a doublé sa pénétration parmi les ménages, mais il a encore beaucoup de marge par rapport aux records d'abonnés aux chaînes payantes (environ 800 millions)", souligne ainsi Robert Cantwell, fondateur du fonds d'investissements Upholdings. Le service ne cherche d'ailleurs aucunement à modérer ses ambitions. "Même dans ce monde incertain et face à une concurrence accrue, nous sommes optimistes sur nos perspectives de croissance sur le long terme alors que le streaming remplace progressivement les formes de divertissements linéaires (la télévision traditionnelle, ndlr) dans le monde", a déclaré Netflix dans son communiqué. Il a aussi rappelé son succès aux Emmy Awards, équivalent des Oscars de la télévision américaine, avec "The Crown" et le "Jeu de la Dame" ou avec le film "The Power of the Dog".