Le service, qui compte désormais 220,67 millions d'abonnés dans le monde, avait largement déçu en avril, quand il avait admis avoir perdu des abonnés pour la première fois en dix ans, au premier trimestre.

Signe que la nouvelle a rassuré le marché, son action progressait de plus de 8% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse de New York.

Le groupe californien a publié un chiffre d'affaires de 7,97 milliards de dollars pour la période d'avril à juin (+9%), un résultat inférieur aux attentes, qu'il a notamment mis sur le compte d'un taux de change défavorable.

Il a en revanche réalisé 1,44 milliard de bénéfice net, mieux que prévu.

Et il prévoit de regagner un million d'abonnés au troisième trimestre, et de parvenir ainsi à 221,67 millions d'abonnés payants, un chiffre néanmoins toujours en dessous de celui de la fin 2021.

Le pionnier du secteur compte sans doute, pour y parvenir, sur le succès de la quatrième saison de la série de science-fiction et d'aventures adolescentes "Stranger Things", qui vient de se conclure, et sur la sortie imminente de "The Gray Man", un film des frères Russo, les réalisateurs de "Avengers: Endgame".

Au premier trimestre, le pionnier du secteur avait perdu 200.000 abonnés dans le monde par rapport à la fin 2021. La nouvelle avait fait plonger son cours de Bourse de 25%, d'autant que les dirigeants avaient prévu d'en gagner 2,5 millions supplémentaires.

Après des années de conquête rapide, et après avoir profité à plein de la pandémie et des restrictions sanitaires, Netflix subit un effet de correction, amplifié par la concurrence, qui a saturé le marché ces dernières années.

Aux pertes d'abonnés s'ajoute un contexte économique peu favorable, de la guerre en Ukraine à l'inflation et au dollar fort.

Selon les experts, la poursuite de la baisse du nombre d'abonnés est en partie due à l'augmentation des prix de la plateforme. Certaines personnes trouveraient en effet leur abonnement trop cher. Netflix est également confronté à une concurrence féroce. Amazon et le géant du divertissement Walt Disney disposent depuis un certain temps déjà de leurs propres services de streaming, qu'ils développent de plus en plus.

De fait, même si les revenus de Netflix continuent d'augmenter, sa part du gâteau des services de vidéo à la demande sur abonnement (SVOD) diminue, selon eMarketer. Le cabinet spécialisé estime que la plateforme va tomber à moins de 30% des recettes de la SVOD aux Etats-Unis d'ici la fin de l'année, contre quasiment la moitié en 2018.

"Ils font face à une saturation du marché", note Ross Benes, un analyste de eMarketer. "Ils vont continuer à tester différents leviers comme la publicité, les jeux vidéo et les restrictions au partage de mots de passe pour améliorer leurs revenus".

Les patrons de la plateforme ont en effet annoncé en avril leur intention de proposer une formule d'abonnement moins chère, mais avec de la publicité, après des années à refuser cette solution moins prestigieuse.

La semaine dernière, l'entreprise a précisé que le nouvel abonnement s'ajouterait aux trois options déjà disponibles ("Essentiel", "Standard" et "Premium"), la moins chère étant à dix dollars par mois aux Etats-Unis.

Microsoft sera chargé de concevoir et gérer la plateforme pour les annonceurs souhaitant diffuser des publicités sur le très populaire service.

En avril, Netflix avait aussi indiqué qu'il allait resserrer la vis du côté des partages d'identifiants et mots de passe, qui permettent à de nombreuses personnes d'accéder aux contenus de la plateforme sans payer.

Le ralentissement de la croissance jusqu'à présent sans entrave de la plateforme s'est aussi traduit par des licenciements: plus de 400 employés ont été remerciés pendant le trimestre écoulé, principalement aux Etats-Unis.

Netflix poursuit par ailleurs sa croissance en Asie et dans le Pacifique, compensant, de la sorte, partiellement la perte de clients en Europe et aux États-Unis au cours des derniers mois.

Il a, enfin, également été annoncé mardi que la société allait acquérir le studio d'animation australien Animal Logic, connu pour son travail sur The Lego Movie. La société est susceptible de travailler sur de nouvelles productions Netflix dans un avenir proche.

Le service, qui compte désormais 220,67 millions d'abonnés dans le monde, avait largement déçu en avril, quand il avait admis avoir perdu des abonnés pour la première fois en dix ans, au premier trimestre. Signe que la nouvelle a rassuré le marché, son action progressait de plus de 8% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse de New York. Le groupe californien a publié un chiffre d'affaires de 7,97 milliards de dollars pour la période d'avril à juin (+9%), un résultat inférieur aux attentes, qu'il a notamment mis sur le compte d'un taux de change défavorable. Il a en revanche réalisé 1,44 milliard de bénéfice net, mieux que prévu. Et il prévoit de regagner un million d'abonnés au troisième trimestre, et de parvenir ainsi à 221,67 millions d'abonnés payants, un chiffre néanmoins toujours en dessous de celui de la fin 2021. Le pionnier du secteur compte sans doute, pour y parvenir, sur le succès de la quatrième saison de la série de science-fiction et d'aventures adolescentes "Stranger Things", qui vient de se conclure, et sur la sortie imminente de "The Gray Man", un film des frères Russo, les réalisateurs de "Avengers: Endgame". Au premier trimestre, le pionnier du secteur avait perdu 200.000 abonnés dans le monde par rapport à la fin 2021. La nouvelle avait fait plonger son cours de Bourse de 25%, d'autant que les dirigeants avaient prévu d'en gagner 2,5 millions supplémentaires. Après des années de conquête rapide, et après avoir profité à plein de la pandémie et des restrictions sanitaires, Netflix subit un effet de correction, amplifié par la concurrence, qui a saturé le marché ces dernières années. Aux pertes d'abonnés s'ajoute un contexte économique peu favorable, de la guerre en Ukraine à l'inflation et au dollar fort. Selon les experts, la poursuite de la baisse du nombre d'abonnés est en partie due à l'augmentation des prix de la plateforme. Certaines personnes trouveraient en effet leur abonnement trop cher. Netflix est également confronté à une concurrence féroce. Amazon et le géant du divertissement Walt Disney disposent depuis un certain temps déjà de leurs propres services de streaming, qu'ils développent de plus en plus. De fait, même si les revenus de Netflix continuent d'augmenter, sa part du gâteau des services de vidéo à la demande sur abonnement (SVOD) diminue, selon eMarketer. Le cabinet spécialisé estime que la plateforme va tomber à moins de 30% des recettes de la SVOD aux Etats-Unis d'ici la fin de l'année, contre quasiment la moitié en 2018. "Ils font face à une saturation du marché", note Ross Benes, un analyste de eMarketer. "Ils vont continuer à tester différents leviers comme la publicité, les jeux vidéo et les restrictions au partage de mots de passe pour améliorer leurs revenus". Les patrons de la plateforme ont en effet annoncé en avril leur intention de proposer une formule d'abonnement moins chère, mais avec de la publicité, après des années à refuser cette solution moins prestigieuse. La semaine dernière, l'entreprise a précisé que le nouvel abonnement s'ajouterait aux trois options déjà disponibles ("Essentiel", "Standard" et "Premium"), la moins chère étant à dix dollars par mois aux Etats-Unis. Microsoft sera chargé de concevoir et gérer la plateforme pour les annonceurs souhaitant diffuser des publicités sur le très populaire service. En avril, Netflix avait aussi indiqué qu'il allait resserrer la vis du côté des partages d'identifiants et mots de passe, qui permettent à de nombreuses personnes d'accéder aux contenus de la plateforme sans payer. Le ralentissement de la croissance jusqu'à présent sans entrave de la plateforme s'est aussi traduit par des licenciements: plus de 400 employés ont été remerciés pendant le trimestre écoulé, principalement aux Etats-Unis. Netflix poursuit par ailleurs sa croissance en Asie et dans le Pacifique, compensant, de la sorte, partiellement la perte de clients en Europe et aux États-Unis au cours des derniers mois. Il a, enfin, également été annoncé mardi que la société allait acquérir le studio d'animation australien Animal Logic, connu pour son travail sur The Lego Movie. La société est susceptible de travailler sur de nouvelles productions Netflix dans un avenir proche.