Le prospectus déposé auprès du gendarme des marchés, la SEC ( Security Exchange Commission) en vue de cette cotation à la Bourse de New York fournit de précieuses informations sur le business de la célèbre plateforme. On y apprend notamment que, malgré une croissance ...

Le prospectus déposé auprès du gendarme des marchés, la SEC ( Security Exchange Commission) en vue de cette cotation à la Bourse de New York fournit de précieuses informations sur le business de la célèbre plateforme. On y apprend notamment que, malgré une croissance fulgurante et un chiffre d'affaires de plus de 11 milliards de dollars, Uber ne dégage toujours pas de bénéfices. La firme fondée en 2009 à San Francisco, qui s'est entretemps diversifiée dans la livraison de repas à domicile (Uber Eats) et la logistique (Uber Freight), aurait perdu plus de 3 milliards de dollars l'an dernier et même 4 milliards en 2017. Malgré cette absence de rentabilité et les innombrables procès dans lesquels elle est impliquée, les analystes estiment que la licorne pourrait toutefois lever 10 milliards sur le marché et atteindre une valorisation boursière dépassant les 100 milliards, ce qui en ferait l'une des plus grosses IPO d'une entreprise technologique américaine 10 ans seulement après sa création. Entrevoyant de juteuses plus-values, ses actionnaires se frottent déjà les mains, à commencer par le fonds japonais Softbank, qui a investi plus de 7 milliards dans Uber, et le gouvernement saoudien, qui détient quant à lui 5 % de la société californienne.