François Fornieri, le CEO de l'entreprise, a estimé, dans un entretien avec L'Echo, que Mithra "pourrait très bien devenir le Bayer du futur", ajoutant : "si cela peut se faire plus vite et avec d'autres, pourquoi pas ? (...) Si quelqu'un d'autre vient avec 2 milliards sur la table pour tout développer, parce qu'il trouve que Mithra e...

François Fornieri, le CEO de l'entreprise, a estimé, dans un entretien avec L'Echo, que Mithra "pourrait très bien devenir le Bayer du futur", ajoutant : "si cela peut se faire plus vite et avec d'autres, pourquoi pas ? (...) Si quelqu'un d'autre vient avec 2 milliards sur la table pour tout développer, parce qu'il trouve que Mithra est effectivement le plus gros portefeuille au monde dans le domaine de la santé féminine, alors tant mieux. (...) Moi, j'ai un temps limité, ne fût-ce qu'à cause de mon âge et de mes moyens". François Fornieri possède un peu plus de 30 % du capital du laboratoire. On le sent donc prêt à les vendre si un acheteur est disposé à mettre les fonds sur la table. La spéculation sur un possible rachat de Mithra à un prix stratosphérique n'est pas le seul carburant de la hausse. Si le cours de Mithra a été multiplié par près de quatre depuis le début de l'année, c'est aussi parce que la société possède dans son portefeuille des blockbusters potentiels, c'est-à-dire des médicaments susceptibles d'atteindre le milliard d'euros de chiffre d'affaires par an, avec sa pilule Estelle (une pilule de cinquième génération) et le Donesta (un médicament qui traite des troubles de la ménopause). Et puis, la tendance générale est positive pour les sociétés biotech et les pharmas de niche en général. Un titre comme Galapagos est également recherché par les investisseurs (dont certains tablent aussi sur une OPA) et Celyad a réussi une augmentation de capital difficile en levant 40 millions d'euros.