Ce juge fédéral de Washington, James Boasberg, a considéré comme recevable la nouvelle plainte déposée par la FTC en août dernier, après que son premier dossier a été écarté par le même magistrat en juin.

L'agence "avait trébuché dans les starting-blocks" lors de sa première tentative, et elle "va sans doute rencontrer des obstacles pour prouver ses accusations", a noté le juge. Mais "les faits tels qu'ils sont présentés cette fois-ci (...) sont plus solides et détaillés qu'avant".

Sa décision rejette la demande de Meta (la maison mère de Facebook) d'écarter pour de bon des poursuites "sans preuves valables", selon l'entreprise californienne.

Facebook avançait notamment que la présidente de la FTC, Lina Khan, n'est pas neutre. Mais James Boasberg a répondu qu'elle n'avait pas à l'être en tant que procureur.

Dans sa plainte, la FTC soutient que le groupe de Mark Zuckerberg a "illégalement racheté ou enterré les nouveaux innovateurs quand leur popularité devenait une menace existentielle", en référence à l'application Instagram et à la messagerie WhatsApp.

Elle fait aussi valoir que "les réseaux sociaux personnels constituent un type de service en ligne unique et distinct", et un marché contrôlé à plus de 65% par Facebook, avec sa plateforme principale et Instagram - donc un monopole.

C'est l'un des dossiers les plus menaçants pour Meta, régulièrement accusé, comme ses voisins de la Silicon Valley, d'avoir accumulé beaucoup trop de pouvoir tant économique que politique et social.

Sa réputation s'est encore dégradée à l'automne à cause des révélations d'une lanceuse d'alerte, Frances Haugen, une ancienne ingénieure qui a fait fuiter de nombreux documents internes.

Elle a martelé au Congrès américain et dans des Parlements européens que la firme aux quelque 3,5 milliards d'utilisateurs mensuels faisait passer "le profit avant la sûreté" de ses usagers.

"Il est impossible de dire si la FTC sera capable de prouver ses allégations lors du procès", a insisté le juge mardi.

Meta n'a pas répondu à une sollicitation de l'AFP dans l'immédiat.

Ce juge fédéral de Washington, James Boasberg, a considéré comme recevable la nouvelle plainte déposée par la FTC en août dernier, après que son premier dossier a été écarté par le même magistrat en juin.L'agence "avait trébuché dans les starting-blocks" lors de sa première tentative, et elle "va sans doute rencontrer des obstacles pour prouver ses accusations", a noté le juge. Mais "les faits tels qu'ils sont présentés cette fois-ci (...) sont plus solides et détaillés qu'avant".Sa décision rejette la demande de Meta (la maison mère de Facebook) d'écarter pour de bon des poursuites "sans preuves valables", selon l'entreprise californienne.Facebook avançait notamment que la présidente de la FTC, Lina Khan, n'est pas neutre. Mais James Boasberg a répondu qu'elle n'avait pas à l'être en tant que procureur.Dans sa plainte, la FTC soutient que le groupe de Mark Zuckerberg a "illégalement racheté ou enterré les nouveaux innovateurs quand leur popularité devenait une menace existentielle", en référence à l'application Instagram et à la messagerie WhatsApp.Elle fait aussi valoir que "les réseaux sociaux personnels constituent un type de service en ligne unique et distinct", et un marché contrôlé à plus de 65% par Facebook, avec sa plateforme principale et Instagram - donc un monopole.C'est l'un des dossiers les plus menaçants pour Meta, régulièrement accusé, comme ses voisins de la Silicon Valley, d'avoir accumulé beaucoup trop de pouvoir tant économique que politique et social.Sa réputation s'est encore dégradée à l'automne à cause des révélations d'une lanceuse d'alerte, Frances Haugen, une ancienne ingénieure qui a fait fuiter de nombreux documents internes. Elle a martelé au Congrès américain et dans des Parlements européens que la firme aux quelque 3,5 milliards d'utilisateurs mensuels faisait passer "le profit avant la sûreté" de ses usagers."Il est impossible de dire si la FTC sera capable de prouver ses allégations lors du procès", a insisté le juge mardi.Meta n'a pas répondu à une sollicitation de l'AFP dans l'immédiat.