Une manifestation est ainsi prévue vendredi matin, de 10 à 12h, devant le siège de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), rue Ravenstein à Bruxelles.

Mais d'autres actions sont également prévues dans les provinces. A Charleroi, une "action coup de poing" est annoncée alors qu'à Liège, une manifestation s'élancera du port pétrolier de Sclessin pour rejoindre la gare des Guillemins. Une manifestation en front commun CSC-FGTB-CGSLB est également prévue à Namur, au départ de l'hôtel de Ville. Des actions (distribution de tracts, rassemblement de militants) sont aussi annoncées en Wallonie picarde et dans le Brabant wallon, aux stations-services de Nivelles (sur l'E19) et de Bierges (sur l'E411).

Les syndicats ont également prévu de mobiliser leurs militants en Flandre.

Tout cela devrait engendrer des perturbations sur les réseaux du Tec, de la Stib et De Lijn, ont averti les sociétés de transport en commun. En revanche, la SNCB devrait opérer normalement.

Plusieurs recyparcs devraient rester portes closes en Wallonie. Dans la capitale, ce sont les services de Bruxelles-Propreté qui risquent d'être perturbés et notamment les collectes de sac poubelle.

La loi de 1996 relative à la promotion de l'emploi et à la sauvegarde de la compétitivité, modifiée en 2017 sous le gouvernement Michel, encadre l'évolution des salaires dans le but de protéger la position concurrentielle des entreprises belges vis-à-vis des principaux pays voisins que sont la France, l'Allemagne et les Pays-Bas.

Les syndicats veulent de longue date sa révision, estimant qu'elle est devenue un "carcan" trop rigide et ne permet plus de négocier des augmentations de salaire dignes de ce nom. Du côté patronal, on répond que les entreprises font déjà face à des coûts énergétiques élevés et à un handicap salarial important.

Avec la flambée des prix énergétiques, de la nourriture et des logements, "les travailleurs ne parviennent plus à joindre les deux bouts", clament la CSC, la FGTB et la CGSLB. "Le problème est que les revenus n'augmentent pas à la même vitesse que le coût de la vie, les hausses de salaires étant fortement limitées par la loi sur la norme salariale. Même dans les entreprises qui engrangent de gros bénéfices, la loi nous empêche de négocier plus", dénoncent les syndicats, qui demandent à la FEB de "réagir face à l'augmentation actuelle du coût de la vie qui touche de plein fouet l'ensemble des travailleurs."

Les trois syndicats, qui avaient lancé en décembre 2021 une pétition contre la loi de 1996, avaient l'objectif d'atteindre le seuil de 25.000 signatures lui permettant d'atterrir sur le bureau du président de la Chambre en vue d'un débat. Au total, près de 90.000 signatures ont été récoltées.

La mobilisation syndicale ne s'arrêtera pas à ce 22 avril puisque une manifestation nationale a d'ores et déjà été annoncée le lundi 20 juin.

Une manifestation est ainsi prévue vendredi matin, de 10 à 12h, devant le siège de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), rue Ravenstein à Bruxelles. Mais d'autres actions sont également prévues dans les provinces. A Charleroi, une "action coup de poing" est annoncée alors qu'à Liège, une manifestation s'élancera du port pétrolier de Sclessin pour rejoindre la gare des Guillemins. Une manifestation en front commun CSC-FGTB-CGSLB est également prévue à Namur, au départ de l'hôtel de Ville. Des actions (distribution de tracts, rassemblement de militants) sont aussi annoncées en Wallonie picarde et dans le Brabant wallon, aux stations-services de Nivelles (sur l'E19) et de Bierges (sur l'E411). Les syndicats ont également prévu de mobiliser leurs militants en Flandre. Tout cela devrait engendrer des perturbations sur les réseaux du Tec, de la Stib et De Lijn, ont averti les sociétés de transport en commun. En revanche, la SNCB devrait opérer normalement. Plusieurs recyparcs devraient rester portes closes en Wallonie. Dans la capitale, ce sont les services de Bruxelles-Propreté qui risquent d'être perturbés et notamment les collectes de sac poubelle. La loi de 1996 relative à la promotion de l'emploi et à la sauvegarde de la compétitivité, modifiée en 2017 sous le gouvernement Michel, encadre l'évolution des salaires dans le but de protéger la position concurrentielle des entreprises belges vis-à-vis des principaux pays voisins que sont la France, l'Allemagne et les Pays-Bas. Les syndicats veulent de longue date sa révision, estimant qu'elle est devenue un "carcan" trop rigide et ne permet plus de négocier des augmentations de salaire dignes de ce nom. Du côté patronal, on répond que les entreprises font déjà face à des coûts énergétiques élevés et à un handicap salarial important. Avec la flambée des prix énergétiques, de la nourriture et des logements, "les travailleurs ne parviennent plus à joindre les deux bouts", clament la CSC, la FGTB et la CGSLB. "Le problème est que les revenus n'augmentent pas à la même vitesse que le coût de la vie, les hausses de salaires étant fortement limitées par la loi sur la norme salariale. Même dans les entreprises qui engrangent de gros bénéfices, la loi nous empêche de négocier plus", dénoncent les syndicats, qui demandent à la FEB de "réagir face à l'augmentation actuelle du coût de la vie qui touche de plein fouet l'ensemble des travailleurs." Les trois syndicats, qui avaient lancé en décembre 2021 une pétition contre la loi de 1996, avaient l'objectif d'atteindre le seuil de 25.000 signatures lui permettant d'atterrir sur le bureau du président de la Chambre en vue d'un débat. Au total, près de 90.000 signatures ont été récoltées. La mobilisation syndicale ne s'arrêtera pas à ce 22 avril puisque une manifestation nationale a d'ores et déjà été annoncée le lundi 20 juin.