Réalisée conjointement par trois professeurs d'économie de l'UCLouvain, de l'ULiège et de l'Université Saint-Louis, l'étude - qui revendique son indépendance scientifique - estime que cette offre d'informations écrites par la RTBF n'est économiquement pas viable et qu'elle n'est possible que grâce aux subsides qui lui sont octroyés pour ses missions de services publics.

"Cette offre subsidiée et gratuite (représente) un risque d'éviction de l'offre privée qui pourrait être dommageable tant pour la qualité que pour la diversité de l'information", pointe l'étude publiée au moment où le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles se penche sur le futur contrat de gestion la RTBF (2023-2027).

Pour les universitaires, si l'autorité publique veut rétablir une égalité de traitement entre l'opérateur public et les éditeurs privés pour leurs contenus écrits en ligne, celle-ci n'a que deux options.

Soit insérer que l'offre écrite en ligne dans les missions de service public (et donc allouer aussi des subsides aux opérateurs privés qui font de l'info écrite en ligne). Soit exclure cette info écrite en ligne des missions de service public.

"Dans ce cas l'opérateur public doit adopter une démarche de marché pour son offre de contenu écrit en ligne", concluent les auteurs de l'étude, Paul Belflamme (UCL), Axel Gautier (ULiège) et Xavier Wauthy (USL).

Réalisée conjointement par trois professeurs d'économie de l'UCLouvain, de l'ULiège et de l'Université Saint-Louis, l'étude - qui revendique son indépendance scientifique - estime que cette offre d'informations écrites par la RTBF n'est économiquement pas viable et qu'elle n'est possible que grâce aux subsides qui lui sont octroyés pour ses missions de services publics. "Cette offre subsidiée et gratuite (représente) un risque d'éviction de l'offre privée qui pourrait être dommageable tant pour la qualité que pour la diversité de l'information", pointe l'étude publiée au moment où le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles se penche sur le futur contrat de gestion la RTBF (2023-2027). Pour les universitaires, si l'autorité publique veut rétablir une égalité de traitement entre l'opérateur public et les éditeurs privés pour leurs contenus écrits en ligne, celle-ci n'a que deux options. Soit insérer que l'offre écrite en ligne dans les missions de service public (et donc allouer aussi des subsides aux opérateurs privés qui font de l'info écrite en ligne). Soit exclure cette info écrite en ligne des missions de service public. "Dans ce cas l'opérateur public doit adopter une démarche de marché pour son offre de contenu écrit en ligne", concluent les auteurs de l'étude, Paul Belflamme (UCL), Axel Gautier (ULiège) et Xavier Wauthy (USL).