Le rapport, diffusé jeudi par trois mouvements d'activistes (Action Center on Race and the Economy, MPower Change et LittleSis), détaille comment plusieurs agences et ministères américains ont eu de plus en plus recours à ces mastodontes technologiques depuis plus de 15 ans.

"Entre 2004 et aujourd'hui, les géants de la Big Tech ont vu la demande fédérale pour leurs services grimper, notamment de la part du Pentagone et du département de la Sécurité intérieure", affirment les auteurs. "Amazon et Microsoft se sont démarqués ces dernières années, Amazon multipliant par près de 5 et Microsoft par 8 le nombre de leurs contrats et de contrats de sous-traitance en 2019 par rapport à 2015", poursuivent-ils.

Les contrats militaires passés par Microsoft ont ainsi été multipliés par presque 6 entre 2016 et 2018, bénéficiant notamment de la bienveillance de l'administration Trump, précise le rapport.

Du côté d'Amazon, "86% des contrats et des contrats de sous-traitance avec le gouvernement depuis 2004 ont été passés avec des agences ayant un rôle central dans la guerre mondiale contre le terrorisme", assurent les auteurs. Google et, dans une moindre mesure, Twitter, sont aussi cités pour leur liens avec la Défense.

Depuis 2004, le Pentagone a dépensé 43,8 milliards de dollars pour s'octroyer les services des géants américains de la tech, suivi par le département de la Sécurité intérieure (348 millions), le département d'Etat (258 millions), l'administration des services généraux (244 millions) et le département de la Justice (138 millions), détaille le rapport. Les principales données ont été collectées grâce à Tech Inquiry, un site répertoriant les contrats passés par le gouvernement américain sur la base de données en libre accès. Les auteurs du rapport estiment toutefois que les chiffres sont inférieurs au montant total, de nombreux contrats n'étant pas rendus publics.

Un autre phénomène décrit par le rapport est celui du "tourniquet" grâce auquel de hauts responsables gouvernementaux font des allées et venues à des postes de direction au sein des entreprises de la Big Tech.

Le rapport cite ainsi Jared Cohen, ancien responsable du département d'Etat devenu dirigeant chez Google ou Steve Pandelides, ex-membre du FBI désormais responsable de la sécurité de la division d'informatique à distance d'Amazon (AWS).

Interrogées par l'AFP, les entreprises citées dans le rapport n'avaient pas réagi dans l'immédiat.

Le rapport, diffusé jeudi par trois mouvements d'activistes (Action Center on Race and the Economy, MPower Change et LittleSis), détaille comment plusieurs agences et ministères américains ont eu de plus en plus recours à ces mastodontes technologiques depuis plus de 15 ans."Entre 2004 et aujourd'hui, les géants de la Big Tech ont vu la demande fédérale pour leurs services grimper, notamment de la part du Pentagone et du département de la Sécurité intérieure", affirment les auteurs. "Amazon et Microsoft se sont démarqués ces dernières années, Amazon multipliant par près de 5 et Microsoft par 8 le nombre de leurs contrats et de contrats de sous-traitance en 2019 par rapport à 2015", poursuivent-ils. Les contrats militaires passés par Microsoft ont ainsi été multipliés par presque 6 entre 2016 et 2018, bénéficiant notamment de la bienveillance de l'administration Trump, précise le rapport.Du côté d'Amazon, "86% des contrats et des contrats de sous-traitance avec le gouvernement depuis 2004 ont été passés avec des agences ayant un rôle central dans la guerre mondiale contre le terrorisme", assurent les auteurs. Google et, dans une moindre mesure, Twitter, sont aussi cités pour leur liens avec la Défense.Depuis 2004, le Pentagone a dépensé 43,8 milliards de dollars pour s'octroyer les services des géants américains de la tech, suivi par le département de la Sécurité intérieure (348 millions), le département d'Etat (258 millions), l'administration des services généraux (244 millions) et le département de la Justice (138 millions), détaille le rapport. Les principales données ont été collectées grâce à Tech Inquiry, un site répertoriant les contrats passés par le gouvernement américain sur la base de données en libre accès. Les auteurs du rapport estiment toutefois que les chiffres sont inférieurs au montant total, de nombreux contrats n'étant pas rendus publics.Un autre phénomène décrit par le rapport est celui du "tourniquet" grâce auquel de hauts responsables gouvernementaux font des allées et venues à des postes de direction au sein des entreprises de la Big Tech.Le rapport cite ainsi Jared Cohen, ancien responsable du département d'Etat devenu dirigeant chez Google ou Steve Pandelides, ex-membre du FBI désormais responsable de la sécurité de la division d'informatique à distance d'Amazon (AWS).Interrogées par l'AFP, les entreprises citées dans le rapport n'avaient pas réagi dans l'immédiat.