"Toutes nos pages seront amputées de 25% des articles, la une y compris. Même les grilles TV, les pages locales, toutes éditions confondues, car nous perdons 25% de notre personnel", explique cette source interne à la rédaction des Editions de l'Avenir. L'initiative vient de tous les salariés des Editions de l'Avenir, ajoute cette source. La direction des Éditions de l'Avenir a annoncé mardi, au cours d'un conseil d'entreprise, son intention de supprimer 60 équivalents temps plein, sur un total de 280 travailleurs.

Selon la direction, ce "plan de redéploiement", qui passe par un licenciement collectif, vise à garantir le futur de l'éditeur du journal L'Avenir dans un contexte de baisse généralisée des ventes des titres de presse. Ces emplois menacés concernent principalement les services rédactionnels et commerciaux des Éditions de l'Avenir, le site web lavenir.net et sa version mobile et le JDE (Journal des enfants).

Le magazine gratuit Proximag, édité par L'Avenir Advertising (LAA), n'est pas concerné, ni L'Avenir Hebdo (LAH) qui édite Moustique et TéléPocket. Selon la direction des Éditions de l'Avenir, aux mains du groupe Nethys, la première phase d'information et de consultation de la procédure Renault démarrera cette semaine avec les représentants du personnel. "Ce n'est qu'à l'issue de cette procédure légale qu'une décision définitive sera prise quant au nombre d'emplois affectés par ce licenciement collectif", précise-t-elle. Un nouveau conseil d'entreprise est prévu ce vendredi.

La direction évoque également un "plan de transformation et de croissance", qui prévoit "le renforcement de l'ancrage local et dans les grandes villes wallonnes, le développement d'une offre digitale d'information de qualité et la concrétisation des synergies entre les pôles Télécom et Média". L'objectif est de faire du journal L'Avenir, deuxième quotidien francophone en Wallonie, avec 24,32% de parts de marché et plus de 77.000 exemplaires vendus quotidiennement, le premier quotidien francophone.