Et cela sans jamais réellement s'interroger sur l'origine et l'identité de ses constructeurs. Venaient-ils, tout comme les pierres de ce monument, des collines de Preseli, dans le Pays de Galles, distantes de plus de 200 kilomètres ? Longtemps, la question est restée en suspens.
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Et cela sans jamais réellement s'interroger sur l'origine et l'identité de ses constructeurs. Venaient-ils, tout comme les pierres de ce monument, des collines de Preseli, dans le Pays de Galles, distantes de plus de 200 kilomètres ? Longtemps, la question est restée en suspens. Des restes crâniens d'une vingtaine d'individus avaient bien été exhumés dans les années 1920 mais les corps ayant été au préalable incinérés, les scientifiques se trouvaient désarmés. Les choses en seraient restées là si un chercheur de la VUB, Christophe Snoeck, n'avait démontré que même brûlés et soumis à des températures de l'ordre de 1.000 ° C, les ossements humains conservaient fidèlement leur composition en isotopes de strontium. Ces isotopes, nous les ingérons en mangeant. Il ne reste plus dès lors qu'à comparer leur composition avec celle de différentes régions pour déterminer avec une certitude raisonnable où le sujet examiné a passé les 10 dernières années de sa vie. Les analyses ont donc pu reprendre sur ces ossements pieusement conservés et ont montré que les constructeurs de Stonehenge n'y avaient pas vécu. Ils venaient, selon toute vraisemblance, du même endroit que les pierres qu'ils ont mystérieusement assemblées. Innovatrice, la technique est susceptible de modifier notre compréhension de la préhistoire et a conduit la prestigieuse revue britannique Current Archeology à proposer notre compatriote parmi les trois candidats au titre d' Archeologist of the year. Les votes seront clôturés le 11 février prochain.