Cette évolution s'explique, côté positif, par l'embellie économique générale, l'amélioration du statut des indépendants et l'image plus positive de l'entrepreneuriat dans la société ; mais aussi, côté négatif, par la pression sur le travail salarié qui pousse de plus en plus de jeunes vers un statut d'indépendant. Cinquante-huit pour cent des starters sont des ...

Cette évolution s'explique, côté positif, par l'embellie économique générale, l'amélioration du statut des indépendants et l'image plus positive de l'entrepreneuriat dans la société ; mais aussi, côté négatif, par la pression sur le travail salarié qui pousse de plus en plus de jeunes vers un statut d'indépendant. Cinquante-huit pour cent des starters sont des sociétés unipersonnelles. La progression en 2016 est sensible dans les trois Régions, mais plus accentuée en Flandre qu'à Bruxelles et en Wallonie. Le sud du pays peut néanmoins se réjouir de renouer avec une croissance des starters, après quatre années de stagnation ou de pertes. Et cela s'accentue car, sur le premier trimestre 2017, la Wallonie est clairement en tête du classement. Autre élément intéressant pour la Wallonie : les starters y sont plus enclines à engager du personnel. C'est le cas pour 12,4 % des entreprises, contre 12 % à Bruxelles et 9 % en Flandre. Tous les projets n'atteignent évidemment pas le seuil de rentabilité : un tiers des starters cessent leurs activités dans les cinq premières années. Ce taux de mortalité grimpe jusqu'à près de 50 % dans l'horeca et le transport. A l'autre bout de l'échelle, plus de 80 % des starters survivent dans les services financiers et les professions libérales. Au total, le taux net de création d'entreprises a grimpé de 2,1 % en 2016. L'atlas de l'entrepreneuriat a la bonne idée de rapporter ces données au nombre d'habitants. Et là, les Bruxellois sont les plus entreprenants avec 9,4 starters pour 1.000 habitants, contre 7,1 en Flandre et 6,1 en Wallonie. Mais 8,8 pour le Brabant wallon, qui dribble les cinq provinces flamandes.