"Des négociations sont en cours depuis tout un temps pour transposer la 'nouvelle' classification des fonctions sur les salaires. Malgré ces discussions qui traînent depuis des années, le dossier se trouve dans une impasse totale", déplore le syndicat dans un communiqué. En vertu de cette nouvelle classification, certains chauffeurs de camion auraient droit à des augmentations de salaires.

Malgré plusieurs propositions syndicales, aucun accord n'a pu être trouvé avec les organisations patronales. "Pourtant, celles-ci avouent elles-mêmes qu'il existe une pénurie de chauffeurs et se lamentent sans cesse qu'elles ne trouvent pas de chauffeurs. Pour l'UBT, l'argument patronal que cette transposition (convenue dans le cadre d'accords antérieurs) fait partie de la norme salariale 2019-2020 est tout bonnement inacceptable", poursuit le syndicat socialiste, qui se dit obligé, face "au refus des fédérations patronales de trouver une solution par le dialogue social", de déposer un préavis de grève avec effet immédiat et pour une durée indéterminée.

Dans une réaction, la Febetra déplore le préavis de grève. "Nous sommes ouverts à la concertation mais le problème est que la proposition syndicale contient une hausse salariale de 33 à 35% pour la toute grande majorité des chauffeurs. Cela va bien entendu à l'encontre de la norme salariale et les chauffeurs belges sont déjà les plus chers d'Europe", ajoute la porte-parole de Febetra, Isabelle De Maegt. "Nous sommes d'accord avec le système de classification de fonctions mais cela ne signifie pas que des salaires totalement irréalistes doivent y être couplés."

On devrait en savoir davantage ce jeudi sur le plan d'actions de l'UBT-FGTB. Mais ce qui est acquis, c'est que des actions, y compris des grèves, seront organisées dans les prochaines semaines dans diverses entreprises-clef du secteur, selon Frank Moreels, secrétaire fédéral UBT Transport routier & Logistique. Le syndicat socialiste invite le syndicat chrétien à se joindre à ses actions.