L'entreprise, dont la fusion avec les activités ferroviaires de l'allemand Siemens a été bloquée début février par la Commission européenne, a retraité ses résultats de l'exercice précédent pour tenir compte des nouvelles normes comptables IFRS 9 et 15.

Le chiffre d'affaires est en progression de 10%, à 8,072 milliards d'euros, la croissance organique (à taux de change et périmètres constants) atteignant 11%.

Les activités de signalisation, systèmes et services ont collectivement représenté 57% du chiffre d'affaires en 2018/19. Plus spectaculaires sans doute, les ventes de matériels roulants ont atteint 3,45 milliards d'euros (+9%).

Le résultat d'exploitation affiche un gain de 44% sur l'exercice, à 570 millions d'euros, ce qui permet à la marge d'exploitation ajustée de progresser de 1,7 point, à 7,1%.

Ce résultat est globalement supérieur aux attentes des analystes, un consensus compilé par Factset anticipant notamment un chiffre d'affaires de 8,18 milliards d'euros, un résultat d'exploitation de 539 millions et un résultat net de 672 millions.

"Alstom a profité cette année d'une dynamique commerciale exceptionnelle avec un niveau de prise de commandes record de 12 milliards d'euros, dont notamment deux contrats majeurs avec le renouvellement de la flotte des trains à très grande vitesse en France et le projet d'un système complet de métro à Montréal", a commenté le PDG Henri Poupart-Lafarge, cité dans un communiqué.

Les prises de commandes ont en effet bondi de 69%, à 12,1 milliards d'euros, ce qui permet à Alstom de disposer d'un carnet de commandes de presque 40,5 milliards.