Certes, son prix est retombé ensuite aux alentours de 72 dollars mais, entre juillet et septembre, les " majors " du pétrole ont profité à plein de la hausse. Du coup, on a assisté à une salve de résultats toniques. Au troisième trimestre, Chevron affiche un bénéfice net de 4,1 ...

Certes, son prix est retombé ensuite aux alentours de 72 dollars mais, entre juillet et septembre, les " majors " du pétrole ont profité à plein de la hausse. Du coup, on a assisté à une salve de résultats toniques. Au troisième trimestre, Chevron affiche un bénéfice net de 4,1 milliards, plus du double du troisième trimestre 2017 ; Exxon a engrangé 6, 2 milliards (+57 % sur un an) ; Total 4 milliards (+45 %) ; Royal Dutch Shell 5,6 milliards (+40 %). Le quatuor totalise donc près de 20 milliards de bénéfices nets. Ce montant qui n'avait plus été atteint depuis quatre ans s'explique non seulement par la hausse du baril, mais aussi par la compression des coûts effectuée ces dernières années et les progrès sensibles réalisés par Chevron et ExxonMobil dans l'exploitation de l'huile de schiste dans le " bassin permien ", entre le Texas et le Nouveau Mexique. Résultats : ces rois du pétrole gâtent leurs actionnaires. ExxonMobil compte augmenter son dividende. Total et Chevron vont chacun dépenser cette année 1,5 milliard de dollars dans le rachat d'actions. Et Shell, qui avait lancé en juin dernier un programme de rachat d'actions de 2 milliards de dollars par trimestre jusqu'en 2020, a porté ce montant à 2,5 milliards.