Depuis le 31 janvier dernier, les pilotes et le personnel de cabine directement employés par la compagnie aérienne irlandaise bénéficiaient déjà de l'application du droit belge.

Mais quelque 350 personnes travaillaient toujours pour Crewlink, un des sous-traitants de la compagnie aérienne irlandaise à bas coûts, sous des conditions moins favorables. Les travailleurs concernés, qui sont basés dans leur grande majorité à Brussels Airport, se verront proposer de signer un contrat chez Ryanair-même entre le 1er avril et le 1er mai, avait annoncé le syndicat chrétien CNE. Cela concerne aussi ceux qui sont actuellement employés par Workforce, autre société sous-traitante de la compagnie à bas coûts.

La question de l'application au personnel de Ryanair du droit social du pays dans lequel les travailleurs sont basés a fait l'objet d'un mouvement de grèves inédit pour la compagnie à bas coûts irlandaise, avec des actions en Belgique et dans plusieurs pays européens en 2018.

L'application du droit social belge au personnel de Ryanair basé en Belgique ne signifie toutefois pas la fin de l'histoire, souligne-t-on au syndicat chrétien. "La question demeure de savoir de quelle manière Ryanair appliquera le droit du travail belge", explique Hans Elsen, de la LBC-NVK, le pendant flamand de la CNE.