Le parquet a commenté très durement l'initiative de la direction de déposer le bilan vendredi passé et estimé que l'objectif de la société était de contourner les législations de protection des travailleurs, en particulier la loi Renault sur le licenciement collectif.

Se défendant de tenir un discours de classe mais précisant qu'il s'agissait juste d'appliquer les lois qui offrent des alternatives à la faillite, la substitut en charge du dossier a dit rester sans voix devant les initiatives et les déclarations de la direction des Laboratoires Thissen.

Estimant que l'objectif de la direction, en faisant aveu de faillite, était de faire assumer les coûts de licenciement par la collectivité et d'effacer les dettes à l'égard des créanciers, le parquet a demandé au tribunal d'autoriser le transfert forcé d'entreprise et de nommer un administrateur provisoire.

Les avocats de Thissen contestent. Ils estiment que vu la diminution constante du chiffre d'affaires, les dettes existantes, les investissements déjà consentis par NextPharma (dont Thissen est une filiale) et l'estimation de l'importance des nouveaux investissements à consentir pour pérenniser l'entreprise - la direction parle de 35 millions d'euros au minimum -, la faillite s'impose.

Trends.be avec Belga

Le parquet a commenté très durement l'initiative de la direction de déposer le bilan vendredi passé et estimé que l'objectif de la société était de contourner les législations de protection des travailleurs, en particulier la loi Renault sur le licenciement collectif. Se défendant de tenir un discours de classe mais précisant qu'il s'agissait juste d'appliquer les lois qui offrent des alternatives à la faillite, la substitut en charge du dossier a dit rester sans voix devant les initiatives et les déclarations de la direction des Laboratoires Thissen. Estimant que l'objectif de la direction, en faisant aveu de faillite, était de faire assumer les coûts de licenciement par la collectivité et d'effacer les dettes à l'égard des créanciers, le parquet a demandé au tribunal d'autoriser le transfert forcé d'entreprise et de nommer un administrateur provisoire. Les avocats de Thissen contestent. Ils estiment que vu la diminution constante du chiffre d'affaires, les dettes existantes, les investissements déjà consentis par NextPharma (dont Thissen est une filiale) et l'estimation de l'importance des nouveaux investissements à consentir pour pérenniser l'entreprise - la direction parle de 35 millions d'euros au minimum -, la faillite s'impose. Trends.be avec Belga