Paradoxal, alors que nous avons encore 7,3 % de chômeurs. Un pays comme l'Allemagne, qui connaît un quasi plein emploi, ne présente par exemple qu'un taux de vacance de 2,7 %. Ces chiffres interpellants ont été rappelés lors de la journée Youngtalentinaction qui cherchait à se faire rencontrer les jeunes demandeurs d'emploi et les entrepr...

Paradoxal, alors que nous avons encore 7,3 % de chômeurs. Un pays comme l'Allemagne, qui connaît un quasi plein emploi, ne présente par exemple qu'un taux de vacance de 2,7 %. Ces chiffres interpellants ont été rappelés lors de la journée Youngtalentinaction qui cherchait à se faire rencontrer les jeunes demandeurs d'emploi et les entreprises, une journée qui souligne un mal typiquement belge. Car la tendance s'aggrave. Chez nous, le taux de vacance a doublé en sept ans. On s'est bien sûr penché sur le problème. La Banque nationale a réalisé voici quelques années une étude qui montre que contrairement à ce que l'on peut penser, les mêmes difficultés de recrutement se rencontrent des deux côtés de la frontière linguistique, où l'on pleure après des fonctions hautement qualifiées. Le manque de personnel affichant des compétences pointues est évidemment le plus criant à Bruxelles: 55 % des emplois offerts dans la capitale requièrent une haute qualification, mais près de la moitié des demandeurs d'emplois bruxellois n'ont pas terminé leurs études secondaires... Une partie de l'explication se trouve évidemment dans l'enseignement. Un jeune sur 11 sort prématurément des études, avec au mieux un diplôme de l'enseignement secondaire inférieur. Et la proportion de diplômés en STEM (sciences, technologies, mathématique) n'est que de 17 % chez nous alors qu'elle dépasse 29 % en Allemagne.Mais les employeurs, de leur côté, devraient davantage prendre en considération la motivation des jeunes, et pas seulement leur diplôme. Un vaste chantier.