"Une année 2020 compliquée, parfois angoissante, mais toutes les équipes ont pu se mobiliser et délivrer ces résultats et nous en sommes très fiers", a souligné le patron.

Après avoir ressenti les conséquences de la pandémie de Covid-19 dès janvier avec la Chine, le groupe a vécu "en mode de survie quelques mois", à partir de mars, avant de rebondir.

Le carnet de commandes est en retrait en 2020, à 918 millions d'euros. "Mais, nous sommes repartis sur un rythme de croissance. La reprise, c'est maintenant et nous sommes prêts", affirme M. Maurange, qui estime que le secteur bancaire et le monde politique doivent mieux s'impliquer dans la relance.

"Au début de la crise de grands moyens ont été débloqués pour soutenir les secteurs en crise comme l'horeca, les salles de sport ou encore l'aérien. Une entreprise comme la nôtre n'est pas durablement touchée mais il faut des moyens pour la soutenir quelques mois, comme ce fut le cas au début de la crise. Quand nous avons fait appel à ces aides pour des besoins de trésorerie, le système n'a pas fonctionné en Belgique alors que c'était le cas en France et aux Etats-Unis, où nous sommes notamment présents", explique M. Maurange.

Le CEO du Groupe John Cockerill trouve aussi que le plan de relance ne doit uniquement servir aux entreprises en difficultés. "Mais il doit aussi être disponible pour des entreprises capables de renforcer leur leadership. Nous faisons partie des entreprises du top 100 de la défense et occupons une position mondiale dans les énergies renouvelables. Il faut aider aussi les entreprises à assoir leur position et leur leadership", a-t-il souligné, se référant à plusieurs pays européens qui ont déjà agi dans cette optique.

"Nous sommes une locomotive. Quand John Cockerill va bien, une série de wagons vont bien. On met beaucoup d'argent dans les wagons mais pas dans les locomotives. Nous n'avons pas suffisamment été aidés pour la trésorerie et pas assez dans le plan de relance. Cette frilosité est malvenue alors que l'on voit autour de nous des Etats plus rapides, efficaces et collaboratifs. Il y a trop de saupoudrage en Belgique", conclut-il.

Le groupe se targue de n'avoir pas eu d'annulations, que des suspensions, de contrats malgré les incertitudes liées à la crise sanitaire.

Nonobstant la crise et le recours au chômage technique par moments, l'emploi a été préservé et même renforcé en Belgique. Actuellement, de 2 à 3% des employés sont au chômage technique et 30% du personnel fait du télétravail.

Le Groupe John Cockerill, actif dans de nombreux secteurs comme la défense, l'énergie ou l'industrie métallurgique, basé à Liège, emploie 1.635 personnes en Belgique et plus de 5.000 dans le monde. Il compte 82 filiales à travers le globe.

"Une année 2020 compliquée, parfois angoissante, mais toutes les équipes ont pu se mobiliser et délivrer ces résultats et nous en sommes très fiers", a souligné le patron. Après avoir ressenti les conséquences de la pandémie de Covid-19 dès janvier avec la Chine, le groupe a vécu "en mode de survie quelques mois", à partir de mars, avant de rebondir. Le carnet de commandes est en retrait en 2020, à 918 millions d'euros. "Mais, nous sommes repartis sur un rythme de croissance. La reprise, c'est maintenant et nous sommes prêts", affirme M. Maurange, qui estime que le secteur bancaire et le monde politique doivent mieux s'impliquer dans la relance. "Au début de la crise de grands moyens ont été débloqués pour soutenir les secteurs en crise comme l'horeca, les salles de sport ou encore l'aérien. Une entreprise comme la nôtre n'est pas durablement touchée mais il faut des moyens pour la soutenir quelques mois, comme ce fut le cas au début de la crise. Quand nous avons fait appel à ces aides pour des besoins de trésorerie, le système n'a pas fonctionné en Belgique alors que c'était le cas en France et aux Etats-Unis, où nous sommes notamment présents", explique M. Maurange. Le CEO du Groupe John Cockerill trouve aussi que le plan de relance ne doit uniquement servir aux entreprises en difficultés. "Mais il doit aussi être disponible pour des entreprises capables de renforcer leur leadership. Nous faisons partie des entreprises du top 100 de la défense et occupons une position mondiale dans les énergies renouvelables. Il faut aider aussi les entreprises à assoir leur position et leur leadership", a-t-il souligné, se référant à plusieurs pays européens qui ont déjà agi dans cette optique. "Nous sommes une locomotive. Quand John Cockerill va bien, une série de wagons vont bien. On met beaucoup d'argent dans les wagons mais pas dans les locomotives. Nous n'avons pas suffisamment été aidés pour la trésorerie et pas assez dans le plan de relance. Cette frilosité est malvenue alors que l'on voit autour de nous des Etats plus rapides, efficaces et collaboratifs. Il y a trop de saupoudrage en Belgique", conclut-il. Le groupe se targue de n'avoir pas eu d'annulations, que des suspensions, de contrats malgré les incertitudes liées à la crise sanitaire. Nonobstant la crise et le recours au chômage technique par moments, l'emploi a été préservé et même renforcé en Belgique. Actuellement, de 2 à 3% des employés sont au chômage technique et 30% du personnel fait du télétravail. Le Groupe John Cockerill, actif dans de nombreux secteurs comme la défense, l'énergie ou l'industrie métallurgique, basé à Liège, emploie 1.635 personnes en Belgique et plus de 5.000 dans le monde. Il compte 82 filiales à travers le globe.