"On se croirait revenu un an en arrière et pourtant la vaccination est passée par là !", s'énerve le SNI. Les commerces ne sont pas des lieux de contamination comme l'a encore démontré une enquête de l'Institut Pasteur : "Il n'y a donc aucune raison de les limiter".

Pour le SNI, le timing est, en outre, on ne peut plus mauvais : "Fin décembre est toujours une période chargée pour les commerces avec les achats de Noël. S'ajoute à cela le début des soldes d'hiver le 3 janvier prochain, une des périodes les plus importantes de l'année pour les détaillants. C'est d'autant plus nécessaire qu'ils doivent se refaire une trésorerie fortement malmenée au cours de cette année."

Les commerçants n'étaient déjà pas très optimistes. "A peine 3 sur 10 s'attendaient à avoir un meilleur chiffre d'affaires qu'en janvier 2021, il faut s'attendre à ce que ce pourcentage baisse encore très fortement ! Les soldes de janvier 2021 avait déjà été moroses, celles de 2022 risquent d'être catastrophiques".

Le SNI s'inquiète également pour tout le secteur du loisir intérieur (karting, bowling...). Depuis le début de la crise sanitaire, ils ont déjà dû fermer très longtemps. "Cette période d'hiver est l'une des plus importantes pour eux puisque la météo pousse à se détendre en intérieur. Ce sont par ailleurs de grands espaces bien ventilés. Prenons par exemple les kartings qui n'ont pas attendu la crise pour se munir d'extracteurs d'air. Où est donc la logique à leur fermeture ?"

"La rupture de confiance avec le politique est totale"

Interrogé sur les ondes de la Première, l'épidémiologiste Marius Gilbert (ULB) a vivement exprimé jeudi son incompréhension et sa colère face au "marchandage politique" intervenu, selon lui, mercredi au sein du comité de concertation qui a décidé de refermer le secteur culturel.

"La rupture confiance (avec le politique), elle est totale et elle intervient à un moment où l'on en a le plus besoin!", a lâché M. Gilbert, la gorge nouée par l'émotion.

"Je pense qu'ils (les politiques, ndlr) ne se rendent pas compte que ce marchandage politique est occupé à avoir un effet délétère sur la cohésion sociale".

Pour lui, avec pareille décision, il ne faudra pas s'étonner de voir demain le secteur culturel, le personnel soignant et "tous les secteurs qui se sentent maltraités" par le gouvernement défiler dans la rue aux côtés de l'extrême droite, à la base de plusieurs manifestations récentes à Bruxelles contre les mesures sanitaires.

"On se croirait revenu un an en arrière et pourtant la vaccination est passée par là !", s'énerve le SNI. Les commerces ne sont pas des lieux de contamination comme l'a encore démontré une enquête de l'Institut Pasteur : "Il n'y a donc aucune raison de les limiter". Pour le SNI, le timing est, en outre, on ne peut plus mauvais : "Fin décembre est toujours une période chargée pour les commerces avec les achats de Noël. S'ajoute à cela le début des soldes d'hiver le 3 janvier prochain, une des périodes les plus importantes de l'année pour les détaillants. C'est d'autant plus nécessaire qu'ils doivent se refaire une trésorerie fortement malmenée au cours de cette année." Les commerçants n'étaient déjà pas très optimistes. "A peine 3 sur 10 s'attendaient à avoir un meilleur chiffre d'affaires qu'en janvier 2021, il faut s'attendre à ce que ce pourcentage baisse encore très fortement ! Les soldes de janvier 2021 avait déjà été moroses, celles de 2022 risquent d'être catastrophiques". Le SNI s'inquiète également pour tout le secteur du loisir intérieur (karting, bowling...). Depuis le début de la crise sanitaire, ils ont déjà dû fermer très longtemps. "Cette période d'hiver est l'une des plus importantes pour eux puisque la météo pousse à se détendre en intérieur. Ce sont par ailleurs de grands espaces bien ventilés. Prenons par exemple les kartings qui n'ont pas attendu la crise pour se munir d'extracteurs d'air. Où est donc la logique à leur fermeture ?" Interrogé sur les ondes de la Première, l'épidémiologiste Marius Gilbert (ULB) a vivement exprimé jeudi son incompréhension et sa colère face au "marchandage politique" intervenu, selon lui, mercredi au sein du comité de concertation qui a décidé de refermer le secteur culturel."La rupture confiance (avec le politique), elle est totale et elle intervient à un moment où l'on en a le plus besoin!", a lâché M. Gilbert, la gorge nouée par l'émotion. "Je pense qu'ils (les politiques, ndlr) ne se rendent pas compte que ce marchandage politique est occupé à avoir un effet délétère sur la cohésion sociale". Pour lui, avec pareille décision, il ne faudra pas s'étonner de voir demain le secteur culturel, le personnel soignant et "tous les secteurs qui se sentent maltraités" par le gouvernement défiler dans la rue aux côtés de l'extrême droite, à la base de plusieurs manifestations récentes à Bruxelles contre les mesures sanitaires.