Le géant chinois des télécoms Huawei a annoncé vendredi un chiffre d'affaires pour 2021 en repli de près d'un tiers sur un an, sous l'effet des sanctions américaines.

Le groupe a réalisé entre janvier et décembre un chiffre d'affaires de 634 milliards de yuans (87,4 milliards d'euros), a indiqué dans un message de Nouvel an son président en exercice, Guo Ping.

Un an plus tôt sur cette période, Huawei avait vendu pour 891,4 milliards de yuans de biens et services. La baisse s'inscrit ainsi à 29%. Huawei est depuis quelques années au centre de la rivalité sino-américaine, sur fond de guerre commerciale et technologique entre les deux premières puissances mondiales. "2022 aura son lot de défis", a averti M. Guo, citant "une conjoncture imprévisible, la politisation des questions technologiques et un mouvement croissant en faveur de la démondialisation".

Huawei s'était retrouvé dans le collimateur de l'ex-administration Trump, qui l'accusait, sans toutefois apporter de preuves, d'espionnage potentiel au profit de Pékin.

En 2019, Washington avait placé le groupe sur liste noire pour l'empêcher d'acquérir des technologies américaines, indispensables à ses produits. L'administration Biden a maintenu ces restrictions.

Premier fournisseur mondial d'équipements réseaux et télécoms, Huawei s'est lancé en 2003 sur le créneau du téléphone portable. Il a un temps été l'un des trois principaux fabricants de smartphones au monde, avec le coréen Samsung et l'américain Apple et a brièvement occupé la place de numéro un, stimulé par la demande chinoise et les ventes sur les marchés émergents.

Mais les sanctions américaines, qui ont notamment coupé l'entreprise des chaînes d'approvisionnement mondiales en composants, ont plongé sa branche smartphones dans l'incertitude. Et à cause des sanctions, il a dû renoncer à utiliser le système américain Android, qui équipe l'immense majorité des smartphones dans le monde.

Basé à Shenzhen dans le sud de la Chine, Huawei compte quelque 197.000 employés et est présent dans plus de 170 pays.

Le géant chinois des télécoms Huawei a annoncé vendredi un chiffre d'affaires pour 2021 en repli de près d'un tiers sur un an, sous l'effet des sanctions américaines. Le groupe a réalisé entre janvier et décembre un chiffre d'affaires de 634 milliards de yuans (87,4 milliards d'euros), a indiqué dans un message de Nouvel an son président en exercice, Guo Ping. Un an plus tôt sur cette période, Huawei avait vendu pour 891,4 milliards de yuans de biens et services. La baisse s'inscrit ainsi à 29%. Huawei est depuis quelques années au centre de la rivalité sino-américaine, sur fond de guerre commerciale et technologique entre les deux premières puissances mondiales. "2022 aura son lot de défis", a averti M. Guo, citant "une conjoncture imprévisible, la politisation des questions technologiques et un mouvement croissant en faveur de la démondialisation". Huawei s'était retrouvé dans le collimateur de l'ex-administration Trump, qui l'accusait, sans toutefois apporter de preuves, d'espionnage potentiel au profit de Pékin. En 2019, Washington avait placé le groupe sur liste noire pour l'empêcher d'acquérir des technologies américaines, indispensables à ses produits. L'administration Biden a maintenu ces restrictions. Premier fournisseur mondial d'équipements réseaux et télécoms, Huawei s'est lancé en 2003 sur le créneau du téléphone portable. Il a un temps été l'un des trois principaux fabricants de smartphones au monde, avec le coréen Samsung et l'américain Apple et a brièvement occupé la place de numéro un, stimulé par la demande chinoise et les ventes sur les marchés émergents. Mais les sanctions américaines, qui ont notamment coupé l'entreprise des chaînes d'approvisionnement mondiales en composants, ont plongé sa branche smartphones dans l'incertitude. Et à cause des sanctions, il a dû renoncer à utiliser le système américain Android, qui équipe l'immense majorité des smartphones dans le monde. Basé à Shenzhen dans le sud de la Chine, Huawei compte quelque 197.000 employés et est présent dans plus de 170 pays.