Le nombre de changements de fournisseur a été à nouveau particulièrement élevé en Belgique l'année dernière, constatent les régulateurs. Outre le dynamisme de la clientèle, la tendance s'explique aussi par de nombreux mouvements consécutifs à des faillites ou acquisitions d'entreprises actives sur le marché belge, précisent-ils.

La Wallonie et la Flandre comptent la part la plus importante de consommateurs ayant changé de fournisseur. Un Wallon sur quatre (24,3%) a opté pour un nouvel acteur en matière de gaz naturel et un sur cinq (19,5%) pour l'électricité. Même tendance en Flandre, avec des changements qui concernent 22,4% de la population pour le gaz et 20,6% pour l'électricité.

La hausse est plus forte à Bruxelles, même si la proportion reste plus faible: 13,1% pour le gaz et 12,8% pour l'électricité.

"Même si un marché libéralisé a besoin d'un taux de changement suffisamment élevé pour que les consommateurs en ressentent les effets positifs, cette concurrence exerce également une pression sur les marges bénéficiaires des fournisseurs. Il est dès lors important d'éviter à long terme que cela nuise à l'innovation, à l'entrée de nouveaux fournisseurs sur le marché et au fonctionnement durable de ce marché énergétique", commentent les régulateurs.

Le nombre de fournisseurs est globalement resté stable en 2018, si ce n'est au niveau du gaz en Wallonie, où quatre d'entre eux ont disparu (27). Par nombre de points d'accès, Electrabel (46,3% pour l'électricité et 44,3% pour le gaz) et Luminus (18,8% et 17,8%) se taillent toujours la part du lion.

Par rapport aux pays voisins, les consommateurs belges sont confrontés au deuxième prix le plus cher pour l'électricité (derrière l'Allemagne) mais au moins cher pour le gaz, constatent les régulateurs. Ces prix ont respectivement progressé de 10 et 17% pour un client résidentiel en 2018.