Devenir leader européen d'ici deux ans. Voilà l'objectif que poursuit désormais la start-up belge, qui a développé une plateforme interactive facilitant la participation des étudiants en cours (via des quizz, des questions, des sondages au travers de Wooclap). Pour cela, la jeune pousse de 11 personnes vient de clôturer une levée de fonds à 1,4 million d'euros en capital. L'ensemble de ses investisseurs historiques...

Devenir leader européen d'ici deux ans. Voilà l'objectif que poursuit désormais la start-up belge, qui a développé une plateforme interactive facilitant la participation des étudiants en cours (via des quizz, des questions, des sondages au travers de Wooclap). Pour cela, la jeune pousse de 11 personnes vient de clôturer une levée de fonds à 1,4 million d'euros en capital. L'ensemble de ses investisseurs historiques (la firme avait levé 350.000 euros en septembre 2017) ont réinvesti dans la start-up, essentiellement des business angels, issus du réseau BeAngels, ou du co-fondateur de myShopi, Philippe Van Ophem. Mais des investisseurs de renom sont venus s'ajouter à la liste, parmi lesquels Pierre-Olivier Beckers, l'ancien CEO de Delhaize, de plus en plus actif dans les start-up (Youmeal, Amoobi, Showsourcing...) ou d'Alain Dehaze, CEO du groupe Adecco. Cette levée de fonds, qui laisse toujours la majorité aux trois cofondateurs de Wooclap, valorise, d'après nos estimations, la jeune pousse à un montant compris entre 4 et 6 millions d'euros. Forte de cet apport de cash, Wooclap prévoit de continuer son développement R&D et espère s'imposer dans les pays européens. Aujourd'hui, la start-up revendique 60.000 professeurs utilisateurs dans une centaine de pays. Mais elle veut engager de nouveaux profils (le but est de passer à 15 personnes d'ici quelques mois) pour sensiblement faire croître cette base d'utilisateurs. A l'origine, Wooclap proposait aux organisateurs de débats et conférences et aux professeurs de dynamiser leur public, notamment à l'aide de votes en live ou en leur permettant de poser des questions. Mais dorénavant, il semble qu'elle s'engage également dans une voie beaucoup plus liée à l'amélioration des techniques d'apprentissage et intègre progressivement plus de fonctionnalités liées aux neurosciences afin d'améliorer la manière d'apprendre. Ses revenus proviennent d'abonnements (à partir de 300 euros/mois) souscrits par des professeurs universitaires, soit par des universités qui prennent des licences pour l'ensemble de leurs professeurs.