La start-up liégeoise KiOmed a réalisé un joli coup en levant 7,3 millions d'euros auprès de divers investisseurs privés et publics. Cet argent lui permettra de réaliser les essais cliniques pour un produit innovant à base de chitosan ultra-pur et qui pourrait soulager les personnes souffrant d'arthrose.
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La start-up liégeoise KiOmed a réalisé un joli coup en levant 7,3 millions d'euros auprès de divers investisseurs privés et publics. Cet argent lui permettra de réaliser les essais cliniques pour un produit innovant à base de chitosan ultra-pur et qui pourrait soulager les personnes souffrant d'arthrose.KiOmed est la seule société au monde à développer un tel produit au départ d'une fibre végétale, ce qui peut lui apporter un atout décisif sur ce marché mondial de quelque 5 milliards d'euros. L'entreprise espère pouvoir aboutir à une première mise sur le marché au début 2018, soit un délai relativement court dans les biotechnologies. "C'est toujours une aventure à risque, confie François Blondel, cofondateur de KiOmed avec le professeur Yves Henrotin, mais le développement nous ouvre de très belles perspectives internationales. Nous avons là une innovation importante dans la santé articulaire, mais aussi dans la cosmétologie, la dermatologie et l'ophtalmologie."Houtaï Choumane, CEO de KiOmed Pharma, est convaincu que cette innovation sera "la première d'une série qui permettra à notre chitosan d'origine végétale d'espérer véritablement soigner plus efficacement des patients souffrant de maladies très invalidantes et souvent incurables comme l'arthrose". "En un peu plus deux ans, nous avons développé et industrialisé un pipeline de produits propriétaires biocompatibles respectant les normes les plus sévères", ajoute-t-il.Le tour de table de KiOmed a permis d'attirer deux nouveaux investisseurs, qui ont injecté plus de 4 millions d'euros. D'une part, les industriels déjà à l'origine de Physiol (producteur d'implants oculaires), dont l'engagement renforce évidemment la crédibilité de KiOmed ; et d'autre part la SRIW, le bras financier de la Région wallonne et qui sera dès lors soucieux de l'impact régional du développement de l'entreprise qui emploie actuellement une petite quinzaine de personnes.Les actionnaires historiques ont également participé à l'augmentation de capital. Il s'agit des deux fondateurs, de Kitozyme (autre start-up de François Blondel et dont KiOmed est en fait issue), de Meusinvest et du groupe Vallois (les familles Mestdagh et Montulet). Le tour de table est complété par un crédit de 1,2 million accordé par Belfius et BNP Paribas.