Un lancement prévu initialement la veille mais reporté de 24 h en raison de problèmes techniques. Destination de cette sonde : la couronne solaire, la périphérie de notre étoile. " C'est un plasma qui entoure le Soleil ", explique Pierre Rochus, chercheur au Centre spatial de Liège. Invisible à l'oeil nu, la couronne solaire serait plus de 300 fois plus chaude que le Soleil lui-même. Afin d'en avoir le coeur net, la sonde Parker devrait plonger 24 fois dans c...

Un lancement prévu initialement la veille mais reporté de 24 h en raison de problèmes techniques. Destination de cette sonde : la couronne solaire, la périphérie de notre étoile. " C'est un plasma qui entoure le Soleil ", explique Pierre Rochus, chercheur au Centre spatial de Liège. Invisible à l'oeil nu, la couronne solaire serait plus de 300 fois plus chaude que le Soleil lui-même. Afin d'en avoir le coeur net, la sonde Parker devrait plonger 24 fois dans cette couronne d'ici à 2024. Premier plongeon : début novembre. Protégés par un bouclier thermique capable de supporter 1.400 °C, les quatre instruments à bord vont également mesurer le vent solaire, ce flux de particules à l'origine des aurores boréales lorsqu'il frappe le champ magnétique de la Terre. Un de ces instruments, le WISPR (Wide-field Imager for Solar Probe), a été conçu par le Naval Research Laboratory (Washington) et le Centre spatial de Liège pour le compte de la Nasa, l'agence spatiale américaine. L'instrument n'a cependant pas été fabriqué par le centre spatial liégeois. Pierre Rochus et son équipe ont développé le design optique des deux caméras. " La première étape, c'est simuler l'optique grâce à un logiciel pour vérifier que cet instrument a la qualité d'image requise ", explique le chercheur. Une fois construit, cet instrument de télédétection a subi une série de tests menés par le centre spatial liégeois. Collaborant ensemble depuis 1988, le Naval Research Laboratory a réalisé un travail similaire afin de comparer les résultats obtenus. En s'approchant pour la première fois aussi près du Soleil, cette sonde est un pas de plus vers une météorologie spatiale. Une météo qui tentera de mieux comprendre, voire de prédire, l'activité du Soleil. Un enjeu important : un vent trop intense, voire une importante éruption solaire, peut perturber le fonctionnement des GPS, des télécommunications et du réseau électrique sur Terre. Ces tempêtes électromagnétiques menacent également la santé des éventuels astronautes en route vers la Lune ou Mars.