Je vais annoncer dans quelques semaines que nous allons privatiser certaines entreprises pour avoir de l'argent afin de financer l'innovation. " C'est sur les bords du lac de Côme que le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé que l'Etat français devrait céder une partie de ses participations dans certaines sociétés qui lui appartiennent.
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Je vais annoncer dans quelques semaines que nous allons privatiser certaines entreprises pour avoir de l'argent afin de financer l'innovation. " C'est sur les bords du lac de Côme que le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé que l'Etat français devrait céder une partie de ses participations dans certaines sociétés qui lui appartiennent. Le ministre n'a alors évoqué aucun nom particulier, mais le quotidien économique Les Echos a avancé que ces grandes manoeuvres auraient lieu lors de la présentation du " plan d'action pour la croissance " que mitonne le gouvernement d'Edouard Philippe. Un plan qui doit faire l'objet d'un paquet législatif qui devrait être voté au printemps prochain, et qui prévoit notamment de créer un fonds pour l'innovation doté de 10 milliards d'euros. Pour le financer, le gouvernement français a donc décidé de vendre quelques bijoux de famille, et plus précisément ses participations - ou une partie d'entre elles - dans la Française des Jeux (dont l'Etat français possède 72 %), les Aéroport de Paris (l'Etat y a 50,6 %) et Engie, la maison mère d'Electrabel, où la France possède un bloc d'actions qui représente 24,1 % du capital et un tiers des droits de vote. Voici quelques temps, l'Etat français avait déjà cédé 4 % d'Engie et 5 % de Renault, ce qui lui avait permis d'empocher 2,8 milliards d'euros. Y aurait-il des conséquences en Belgique d'un nouveau désengagement de l'Etat français dans Engie ? Chez Electrabel, on se refuse à commenter une nouvelle qui n'est pas encore confirmée officiellement. Mais a priori, la baisse de la participation publique française ne devrait avoir aucune incidence en Belgique. En revanche, les choses continuent de bouger au sommet du groupe énergétique. Gérard Mestrallet, qui préside le conseil d'administration, quittera son poste en mai prochain. Isabelle Kocher, l'actuelle directrice générale, aurait souhaité reprendre également cette fonction et devenir ainsi PDG. Mais c'est très loin d'être gagné. Toujours selon Les Echos, c'est le président Emmanuel Macron qui tranchera. Et il semble davantage s'orienter vers la nomination d'un nouveau président. Par ailleurs, la stratégie de recentrage du groupe n'est pas encore achevée. Dans ces plans, il y a la possibilité de " renforcer l'ancrage belge " d'Electrabel en introduisant en Bourse une partie du capital de la filiale belge. On y travaille toujours.