La fédération a calculé que les coûts salariaux devraient augmenter de 11% en 2022-2023 en raison de l'inflation et de l'augmentation automatique des salaires, ce mécanisme qui adapte les salaires au coût de la vie. La rentabilité des entreprises risque de se réduire et les entreprises vont reporter leurs investissements, craint la FEB.

L'inflation est forte aussi dans les pays voisins, mais la Belgique est un des seuls pays, avec le Luxembourg, Malte et Chypre, à appliquer ce système d'indexation automatique et à voir ses coûts salariaux augmenter de la sorte, a souligné Pieter Timmermans. En conséquence, les entreprises qui exportent se retrouvent défavorisées puisque elles sont moins compétitives que leurs concurrentes à l'étranger. Or, les entreprises belges réalisent une part importante de leur chiffre d'affaires à l'international.

Pour la FEB, il faut donc trouver une manière de réduire l'impact de l'inflation sur les coûts salariaux. "Le Bureau du Plan prévoit six indexations en un an. Pour la compétitivité des entreprises, c'est un drame. Nous proposons donc un report d'une partie de l'indexation", a lancé Pieter Timmermans, tout en soulignant être "contre un saut d'index". "Avec un saut d'index, tout le monde est touché de la même façon, ce qui est injuste. Mais un report partiel avec une compensation fiscale pour les bas salaires... Ayons ce débat. Sinon, nous allons droit dans le mur."

La FEB voudrait mettre un terme à la "spirale prix-salaires" (les prix en hausse engendrent une augmentation des salaires, ce qui fait augmenter les prix et ainsi de suite, NDLR). "Si cette spirale salaires-prix continue et qu'on arrive à une inflation de 10-15% à l'automne, on va avoir une récession l'année prochaine", a mis en garde l'économiste en chef de la fédération, Edward Roosens.

"La compétitivité d'aujourd'hui, c'est le pouvoir d'achat de demain. Il est grand temps que les décideurs politiques prennent conscience de l'impact de la crise de compétitivité que nous connaissons actuellement", a déclaré M. Timmermans. Selon lui, de nombreux dégâts peuvent encore être évités grâce à des mesures rapides. "Entamons au plus vite une concertation tripartite pour parvenir à une répartition équitable de l'impact de la crise entre les consommateurs, les entreprises et le gouvernement."

La fédération a calculé que les coûts salariaux devraient augmenter de 11% en 2022-2023 en raison de l'inflation et de l'augmentation automatique des salaires, ce mécanisme qui adapte les salaires au coût de la vie. La rentabilité des entreprises risque de se réduire et les entreprises vont reporter leurs investissements, craint la FEB. L'inflation est forte aussi dans les pays voisins, mais la Belgique est un des seuls pays, avec le Luxembourg, Malte et Chypre, à appliquer ce système d'indexation automatique et à voir ses coûts salariaux augmenter de la sorte, a souligné Pieter Timmermans. En conséquence, les entreprises qui exportent se retrouvent défavorisées puisque elles sont moins compétitives que leurs concurrentes à l'étranger. Or, les entreprises belges réalisent une part importante de leur chiffre d'affaires à l'international. Pour la FEB, il faut donc trouver une manière de réduire l'impact de l'inflation sur les coûts salariaux. "Le Bureau du Plan prévoit six indexations en un an. Pour la compétitivité des entreprises, c'est un drame. Nous proposons donc un report d'une partie de l'indexation", a lancé Pieter Timmermans, tout en soulignant être "contre un saut d'index". "Avec un saut d'index, tout le monde est touché de la même façon, ce qui est injuste. Mais un report partiel avec une compensation fiscale pour les bas salaires... Ayons ce débat. Sinon, nous allons droit dans le mur." La FEB voudrait mettre un terme à la "spirale prix-salaires" (les prix en hausse engendrent une augmentation des salaires, ce qui fait augmenter les prix et ainsi de suite, NDLR). "Si cette spirale salaires-prix continue et qu'on arrive à une inflation de 10-15% à l'automne, on va avoir une récession l'année prochaine", a mis en garde l'économiste en chef de la fédération, Edward Roosens. "La compétitivité d'aujourd'hui, c'est le pouvoir d'achat de demain. Il est grand temps que les décideurs politiques prennent conscience de l'impact de la crise de compétitivité que nous connaissons actuellement", a déclaré M. Timmermans. Selon lui, de nombreux dégâts peuvent encore être évités grâce à des mesures rapides. "Entamons au plus vite une concertation tripartite pour parvenir à une répartition équitable de l'impact de la crise entre les consommateurs, les entreprises et le gouvernement."