La vente de 5% des parts de l'entreprise la plus rentable au monde, aujourd'hui totalement détenue par l'Etat, a été retardée à plusieurs reprises en raison de conditions jugées défavorables, sur fond de chute des cours du pétrole.

"L'introduction en Bourse aura lieu bientôt (...) au bon moment, avec la bonne approche et assurément la bonne décision", a déclaré le prince Abdel Aziz ben Salmane.

"Ce sera une décision de l'Arabie saoudite et plus précisément du prince Mohammed", a-t-il ajouté lors du Future Investment Initiative (FII) à Ryad, un événement annuel de trois jours, lancé mardi et destiné à promouvoir les réformes économiques dans le pays et y attirer les investissements étrangers.

Le puissant prince héritier est l'initiateur de ces réformes et l'introduction en Bourse du fleuron national fait partie de cette feuille de route qui vise à libéraliser l'économie saoudienne et à la sortir de son hyper dépendance du pétrole.

La date de cette opération a fait l'objet de nombreuses spéculations dans les médias et chez les analystes. Mardi, la chaîne saoudienne Al-Arabiya a annoncé qu'Aramco ferait son entrée en Bourse sur le marché local le 11 décembre.

Le royaume, premier exportateur mondial de brut, prévoit d'introduire en Bourse jusqu'à 5% de l'entreprise dont la valorisation totale varie selon les estimations entre 1.500 et 2.000 milliards de dollars.