"Compte tenu de l'impact de la crise générée par le Covid-19 sur l'industrie aéronautique, LATAM a été contrainte de prendre une série de décisions extrêmement difficiles au cours des derniers mois", a déclaré son PDG Roberto Alvo, dans une déclaration vidéo.

"Le groupe LATAM Airlines et ses filiales au Chili, au Pérou, en Équateur et en Colombie se sont engagées dans une réorganisation volontaire sous la protection du chapitre 11 aux États-Unis", a ajouté M. Alvo.

La dette de l'entreprise basée au Chili atteint plus de 7 milliards de dollars. Elle assure travailler actuellement sur des plans pour payer les créanciers et a déjà des promesses pour un prêt d'urgence de 900 millions de dollars. Cet argent provient d'actionnaires, notamment de familles d'affaires sud-américaines et de Qatar Airways. La compagnie américaine Delta Air Lines fait également partie des actionnaires de Latam.

Le groupe ajoute être en négociations avec différents gouvernements d'Amérique du Sud sur des aides d'État pour faire face à la crise.

La compagnie, qui avait annoncé mercredi une reprise encore très partielle de ses vols en juin, a précisé que cela n'aurait aucun effet immédiat sur son activité de transport de passagers ou de marchandises.

Aux Etats-Unis, le recours au chapitre 11 est un dispositif qui permet à une entreprise n'arrivant plus à rembourser sa dette de se restructurer à l'abri des créanciers.

Vendredi, le loueur de voitures américain Hertz, plus que centenaire, y a lui aussi eu recours.

En avril, la compagnie latino-américaine avait réduit ses vols de 95% et suspendu la totalité de ses liaisons internationales en raison de la propagation de l'épidémie, qui a terrassé l'ensemble du secteur aérien commercial mondial.

LATAM a annoncé mi-mai le licenciement de 1.400 employés de ses filiales au Chili, en Colombie, en Équateur et au Pérou, une décision qui s'ajoute à un programme de départ volontaire à la retraite pour quelque 800 personnes.

La compagnie aérienne, dont les racines remontent à 1929 et dont la version actuelle est née de la fusion de LAN au Chili et de TAM au Brésil en 2012, dessert habituellement 145 destinations dans 26 pays. Elle comptait jusque-là plus de 42.000 employés et exploite en temps normal 1.400 vols quotidiens, transportant plus de 74 millions de passagers par an.

"Compte tenu de l'impact de la crise générée par le Covid-19 sur l'industrie aéronautique, LATAM a été contrainte de prendre une série de décisions extrêmement difficiles au cours des derniers mois", a déclaré son PDG Roberto Alvo, dans une déclaration vidéo. "Le groupe LATAM Airlines et ses filiales au Chili, au Pérou, en Équateur et en Colombie se sont engagées dans une réorganisation volontaire sous la protection du chapitre 11 aux États-Unis", a ajouté M. Alvo. La dette de l'entreprise basée au Chili atteint plus de 7 milliards de dollars. Elle assure travailler actuellement sur des plans pour payer les créanciers et a déjà des promesses pour un prêt d'urgence de 900 millions de dollars. Cet argent provient d'actionnaires, notamment de familles d'affaires sud-américaines et de Qatar Airways. La compagnie américaine Delta Air Lines fait également partie des actionnaires de Latam. Le groupe ajoute être en négociations avec différents gouvernements d'Amérique du Sud sur des aides d'État pour faire face à la crise. La compagnie, qui avait annoncé mercredi une reprise encore très partielle de ses vols en juin, a précisé que cela n'aurait aucun effet immédiat sur son activité de transport de passagers ou de marchandises. Aux Etats-Unis, le recours au chapitre 11 est un dispositif qui permet à une entreprise n'arrivant plus à rembourser sa dette de se restructurer à l'abri des créanciers. Vendredi, le loueur de voitures américain Hertz, plus que centenaire, y a lui aussi eu recours. En avril, la compagnie latino-américaine avait réduit ses vols de 95% et suspendu la totalité de ses liaisons internationales en raison de la propagation de l'épidémie, qui a terrassé l'ensemble du secteur aérien commercial mondial. LATAM a annoncé mi-mai le licenciement de 1.400 employés de ses filiales au Chili, en Colombie, en Équateur et au Pérou, une décision qui s'ajoute à un programme de départ volontaire à la retraite pour quelque 800 personnes. La compagnie aérienne, dont les racines remontent à 1929 et dont la version actuelle est née de la fusion de LAN au Chili et de TAM au Brésil en 2012, dessert habituellement 145 destinations dans 26 pays. Elle comptait jusque-là plus de 42.000 employés et exploite en temps normal 1.400 vols quotidiens, transportant plus de 74 millions de passagers par an.