Placée en redressement judiciaire le 25 juillet dernier, l'entreprise n'avait fait l'objet que d'une seule offre de reprise, que le tribunal a rejetée. Elle ne proposait que le maintien de 38 emplois.

La liquidation a été prononcée "avec effet immédiat", a précisé à l'AFP Henri Lalouette, dirigeant départemental du syndicat FO qui suivait le dossier. Il a dénoncé la "gabegie, l'incompétence et la négligence" des dirigeants qui ont conduit à cette faillite.

Les salariés qui "vont recevoir leur lettre de licenciement dans les quinze jours, qui sont mis à la porte sans solution, payent les inconséquences de l'équipe dirigeante", a-t-il accusé. Il a ensuite lancé un appel pour qu'un groupe ou mécène "ne laisse pas tomber ce savoir-faire. On est dans quelque chose de patrimonial".

Présidée par Renaud Dutreil, ex-ministre du gouvernement Raffarin, qui détient la moitié des parts, LMC est le fruit du regroupement en 2018 de quatre fabricants, déjà mal en point, des célèbres chaussons charentais.

Dans une lettre ouverte aux salariés vendredi, M. Dutreil a regretté cette "triste issue", en assurant les salariés de son soutien pour l'accompagnement à venir.