Selon la radio, s'appuyant sur des témoignages sous couvert d'anonymat par deux anciens responsables de la branche, Huawei partage ces informations avec l'ambassade de Chine à Prague.

Huawei est dans le collimateur de l'administration Trump qui la soupçonne de collaborer étroitement avec Pékin et craint que les services de renseignement chinois n'aient accès aux données acheminées sur les futurs réseaux. Un avertissement analogue a également été émis par Prague.

"Les responsables, qui ont travaillé pendant plusieurs années pour Huawei, ont révélé à nos reporters qu'ils avaient été obligés de faire entrer sur une base de données interne, outre des informations commerciales sur leurs cliens, celles relatives à leur vie privée", a indiqué la radio tchèque. Il s'agit par exemple d'informations sur le nombre d'enfants, les passe-temps ou la situation financière, selon Radiozurnal.

"L'accès à ces informations mises sur la base de données de CRM (Customer Relationship Management) est piloté uniquement par le siège (de Huawei) en Chine", a indiqué l'un des responsables.

Réagissant à des informations, la branche tchèque de Huawei a affirmé qu'elle respectait le règlement général de protection des données (RGPD).

L'Agence tchèque de cyber-sécurité avait mis en garde en décembre 2018 contre l'utilisation des logiciels et du matériel de Huawei, affirmant qu'ils constituaient une menace pour la sécurité du pays. "Les lois chinoises imposent aux sociétés privées ayant leur siège en Chine de coopérer avec les services de renseignement", a averti l'agence tchèque.