Un écrin flambant neuf

Depuis à peine quelques semaines, le GILSC a pris place dans son écrin flambant neuf à Transinne, en province de Luxembourg. Derrière ces quatre lettres imprononçables se cache l'acronyme du Galileo Integrated Logistics Support Center. Ce bâtiment " unique au monde " aura pour mission - rien de moins - que la gestion logistique des 16 stations au sol de Galileo, réparties partout sur la planète. Ces dernières se chargent du bon fonctionnement des satellites du navigateur européen, dont la mise en place prend doucement fin. " Le centre sera en charge de remplacer les éventuels casses ou pannes qui pourraient survenir. Une veille sera donc mise en place 24h/24 ", explique Georges Cottin, le conseiller général d'Idelux, l'organisme à l'origine du projet. Une mission forcément capitale qui nécessitera une bonne dose d'organisation. " Les centres se retrouvent partout, aus...

Depuis à peine quelques semaines, le GILSC a pris place dans son écrin flambant neuf à Transinne, en province de Luxembourg. Derrière ces quatre lettres imprononçables se cache l'acronyme du Galileo Integrated Logistics Support Center. Ce bâtiment " unique au monde " aura pour mission - rien de moins - que la gestion logistique des 16 stations au sol de Galileo, réparties partout sur la planète. Ces dernières se chargent du bon fonctionnement des satellites du navigateur européen, dont la mise en place prend doucement fin. " Le centre sera en charge de remplacer les éventuels casses ou pannes qui pourraient survenir. Une veille sera donc mise en place 24h/24 ", explique Georges Cottin, le conseiller général d'Idelux, l'organisme à l'origine du projet. Une mission forcément capitale qui nécessitera une bonne dose d'organisation. " Les centres se retrouvent partout, aussi bien en Europe que dans les îles et aux pôles. Les contraintes et conditions y sont à chaque fois différentes. Les pannes et les besoins varieront donc ", précise notre interlocuteur. La mise en place du centre logistique est une nouvelle étape importante dans le développement du programme européen Galileo. L'ambitieux projet devrait être complètement opérationnel en 2020 avec un total de 30 satellites gravitant autour de la Terre. Après des années de galère, le " GPS européen " a officiellement débuté son activité à la fin de l'année 2016. Actuellement, 22 satellites sont mis en place. En mars dernier, Galileo a atteint la barre symbolique des 100 millions d'utilisateurs, encore bien loin du GPS américain. " Galileo et GPS ne sont pas vraiment concurrents, précise Georges Cottin. Au contraire, les deux systèmes permettront de collaborer et proposer un service plus efficace et encore plus précis. " Selon un article paru dans le journal français La Tribune en janvier 2016, le programme devrait coûter au final plus de 10,2 milliards d'euros, " trois fois le coût initialement prévu ". Le centre, doté des dernières technologies, a coûté 12,6 millions d'euros, une somme financée dans son intégralité par la Région wallonne. Avec ses 3.000 m2, la bâtisse accueille depuis seulement quelques semaines une trentaine de collaborateurs, spécialisés dans l'informatique, l'aéronautique ou encore la robotique. " Des bureaux sont également réservés par l'Europe qui y installera des travailleurs prochainement ", précise le responsable. Un espace plutôt confortable mais qui devrait progressivement se remplir avec l'arrivée progressive des pièces de rechange, destinées aux différentes stations. En plus du stockage, le centre pourra également assurer la maintenance de certaines pièces ainsi que certains tests. " La réparation se fera encore, dans un premier temps chez les fournisseurs, précise Enrico Barro. Mais à terme, l'objectif sera de pouvoir s'en charger. Au moins pour certaines pièces. " Une telle installation requiert évidemment son lot de mesures de sécurité. Hautes barrières, caméras dans tous les recoins du bâtiment, badge d'accès indispensable à chaque porte, sas de sécurité, etc. Le bâtiment n'a rien à envier à une banque. " En réalité, le niveau de sécurité est supérieur aux demandes mais cela nous permet de pouvoir facilement upgrader le bâtiment si nécessaire ", précise Georges Cottin. Tout semble ainsi avoir été prévu, même en cas d'incendie. " On dispose d'un système d'extinction à l'Argonite. Il s'agit d'un gaz envoyé dans le bâtiment en cas d'incendie qui fonctionne par étouffement, en remplaçant l'oxygène. Cela permet d'éteindre le feu en limitant les dégâts ", explique pour sa part Enrico Barro, operations director de Vitrociset, l'entreprise qui assure la gestion du bâtiment. Ultra moderne, le bâtiment est pourtant sorti de terre en un temps record. " La décision d'installer le centre chez nous a été officiellement prise le 18 mars 2016. Le chantier a débuté en octobre de la même année pour être terminé une grosse année plus tard ", explique fièrement Georges Cottin. Par Arnaud Martin.