"Nous voulons atteindre 20% de la production mondiale d'ici 2030, sachant que le marché devrait doubler d'ici là pour atteindre mille milliards de dollars. Il s'agit donc pour l'Europe de multiplier par quatre notre propre production", affirme samedi le commissaire dans un entretien à plusieurs journaux européens, dont Les Echos.

L'économie mondiale connaît aujourd'hui une pénurie de semi-conducteurs, dont la demande est dopée par la numérisation croissante des activités.

Financé pour partie par des fonds européens, ce projet se matérialisera par un "Chips act", que s'apprête à proposer la Commission afin de mettre en place un "nouveau cadre pour faciliter les aides d'Etats pour la production des semi-conducteurs", selon le commissaire.

"Les aides ne seront pas accordées pour financer une simple augmentation de lignes de production actuelles pour faire face à la pénurie du moment. En revanche, pour soutenir l'innovation et la production des puces de nouvelle génération - le marché d'avenir - l'Europe sera au rendez-vous", a assuré M. Breton, qui entend faire de l'UE le "leader sur les prochaines générations de puces de moins de cinq nanomètres. Voire de moins de deux nanomètres".

Cette annonce intervient alors que les ministres européens de l'Industrie se réunissent lundi à Lens (nord de la France) dans le cadre de la présidence française du conseil de l'UE.

Paris entend profiter de sa présidence pour accélérer plusieurs gros projets d'investissements permettant aux Etats membres de déroger aux règles de la concurrence en subventionnant directement des industries d'avenir stratégiques, notamment les semi-conducteurs.

"Nous voulons atteindre 20% de la production mondiale d'ici 2030, sachant que le marché devrait doubler d'ici là pour atteindre mille milliards de dollars. Il s'agit donc pour l'Europe de multiplier par quatre notre propre production", affirme samedi le commissaire dans un entretien à plusieurs journaux européens, dont Les Echos. L'économie mondiale connaît aujourd'hui une pénurie de semi-conducteurs, dont la demande est dopée par la numérisation croissante des activités. Financé pour partie par des fonds européens, ce projet se matérialisera par un "Chips act", que s'apprête à proposer la Commission afin de mettre en place un "nouveau cadre pour faciliter les aides d'Etats pour la production des semi-conducteurs", selon le commissaire. "Les aides ne seront pas accordées pour financer une simple augmentation de lignes de production actuelles pour faire face à la pénurie du moment. En revanche, pour soutenir l'innovation et la production des puces de nouvelle génération - le marché d'avenir - l'Europe sera au rendez-vous", a assuré M. Breton, qui entend faire de l'UE le "leader sur les prochaines générations de puces de moins de cinq nanomètres. Voire de moins de deux nanomètres". Cette annonce intervient alors que les ministres européens de l'Industrie se réunissent lundi à Lens (nord de la France) dans le cadre de la présidence française du conseil de l'UE. Paris entend profiter de sa présidence pour accélérer plusieurs gros projets d'investissements permettant aux Etats membres de déroger aux règles de la concurrence en subventionnant directement des industries d'avenir stratégiques, notamment les semi-conducteurs.