Il était clair que Brussels Airlines allait subir des conséquences de la faillite du tour-opérateur. La compagnie a déjà annoncé jeudi qu'elle allait supprimer une centaine de vols en octobre, des avions remplis pour la plupart de clients Thomas Cook.

L'impact de la faillite à long terme est moins évident. Il faut attendre une éventuelle relance des agences de voyages Thomas Cook/Neckermann. Brussels Airlines pourrait aussi combler une partie du vide causé par la faillite de Thomas Cook en collaborant avec d'autres acteurs comme Pegase et Sunweb.

Le dossier aura aussi une influence sur l'exercice d'économies en cours au sein de Brussels Airlines. "Le plan Reboot devra être fondamentalement adapté", a commenté Paul Buekenhout, du syndicat chrétien. Ce dernier y voit cependant une opportunité. Brussels Airlines enregistrait en effet peu de profits sur les tickets Thomas Cook. Il y a donc une place aujourd'hui pour un trafic plus rentable.

La direction maintient en tout cas son objectif de porter sa marge bénéficiaire à 8%, a indiqué Filip Lemberechts, du syndicat libéral. "Ils vont d'abord étudier l'ensemble du réseau, voir la flotte qui est nécessaire et calculer ensuite le nombre de personnes dont ils ont besoin", poursuit-il. Le plan Reboot doit être bouclé en novembre.

L'ampleur de l'impact sur le personnel de Brussels Airlines n'est pas connue. Anita Van Hoof, du syndicat socialiste, souligne que des alternatives (prépension...) existent en cas de départs éventuels. "Nous espérons que les gens qui veulent rester, le pourront", a ajouté M. Lemberechts.

Actuellement, il n'y a aucun indice laissant penser à l'annonce en novembre d'un gros plan social.