Itsme a été créé il y a trois ans par un groupement de plusieurs banques belges (Belfius, BNP Paribas Fortis, ING et KBC) et d'opérateurs télécoms (Proximus, Orange et Telenet). Il a été accrédité un an plus tard par le gouvernement belge. Depuis lors, les utilisateurs de l'application peuvent se connecter ou signer des documents sur des centaines de plateformes numériques des autorités publiques ou d'entreprises privées.

Les gens peuvent par exemple y recourir pour remplir numériquement leurs déclarations d'impôts. De nombreux secteurs ont recours à Itsme, parmi lesquels les services publics (plus de 2.000 applications), les soins de santé, les banques et assurances, les RH et les secrétariats sociaux, les plateformes de gestion de documents et d'envois recommandés numériques, les notariats, les bureaux comptables, l'immobilier, les infrastructures de service ou encore la mobilité, liste Belgian Mobile ID. En un an, le nombre de comptes a doublé, passant de un à deux millions.

Et l'application est aussi davantage utilisée: en mai 2019, on enregistrait 3,75 millions d'"actions", alors que ce mois-ci, Belgian Mobile ID prévoit d'en enregistrer 8 millions. D'ici la fin de l'année, le cap des 100 millions d'actions au total aura été franchi. Belgian Mobile ID estime que 25% de la population active en Belgique utilise cet outil régulièrement. Durant les mois de mars, avril et mai marqués par la crise du coronavirus, Itsme a connu une croissance de plus de 30% supérieure à la tendance attendue. Le volume de signatures électroniques via l'application a même doublé pendant la période de confinement.

Pas encore rentable

"La crise a été vécue de manière atypique pour Itsme, alors que, pour la plupart des entreprises, le Covid-19 a été un désastre", illustre le CEO Kris De Ryck. Cet outil n'est cependant pas encore rentable. L'année dernière, la perte du consortium Belgian Mobile ID s'est élevée à 11,26 millions d'euros, contre 7 millions d'euros en 2018. Le chiffre d'affaires est, lui, passé de 1,9 à 2,9 millions d'euros. Kris De Ryck explique qu'une dépréciation extraordinaire de 4,6 millions d'euros a été enregistrée. "Sur le plan opérationnel, il y a une perte de 6,6 millions d'euros. Mais, si Itsme continue à se développer, nous espérons atteindre le seuil de rentabilité pour la première fois en 2022", confie-t-il.

Un scénario qui ne prend en compte que les chiffres pour la Belgique, où le patron espère atteindre "relativement facilement" environ 5 millions d'utilisateurs. L'application lorgne également l'étranger. L'année dernière, une première étape avait ainsi déjà été franchie au Luxembourg. Après l'été, il sera possible de créer un compte Itsme de façon entièrement mobile sur base d'un passeport international et d'une carte d'identité ou d'un permis de conduire européen. Ce qui ouvre d'emblée la porte à son utilisation à l'étranger, estime Belgian Mobile ID. "Nous discutons avec plusieurs parties", reconnait Kris De Ryck.

En Europe, il n'y a qu'un seul concurrent ayant les mêmes possibilités, en Estonie. "Cela nous met dans une position intéressante. Il faut maintenant conclure des accords. Un déploiement peut ensuite aller vite." Le consortium a par ailleurs annoncé jeudi la nomination, à partir du 1er juin, de Stephanie De Bruyne à la tête de l'entreprise en remplacement de l'administrateur délégué actuel. Kris De Ryck deviendra en effet alors le patron de Batopin, une nouvelle entreprise chargée de mettre sur pied et de gérer le réseau commun de distributeurs automatiques de billets des quatre grandes banques belges (Belfius, BNP Paribas Fortis, ING et KBC).

Itsme a été créé il y a trois ans par un groupement de plusieurs banques belges (Belfius, BNP Paribas Fortis, ING et KBC) et d'opérateurs télécoms (Proximus, Orange et Telenet). Il a été accrédité un an plus tard par le gouvernement belge. Depuis lors, les utilisateurs de l'application peuvent se connecter ou signer des documents sur des centaines de plateformes numériques des autorités publiques ou d'entreprises privées. Les gens peuvent par exemple y recourir pour remplir numériquement leurs déclarations d'impôts. De nombreux secteurs ont recours à Itsme, parmi lesquels les services publics (plus de 2.000 applications), les soins de santé, les banques et assurances, les RH et les secrétariats sociaux, les plateformes de gestion de documents et d'envois recommandés numériques, les notariats, les bureaux comptables, l'immobilier, les infrastructures de service ou encore la mobilité, liste Belgian Mobile ID. En un an, le nombre de comptes a doublé, passant de un à deux millions. Et l'application est aussi davantage utilisée: en mai 2019, on enregistrait 3,75 millions d'"actions", alors que ce mois-ci, Belgian Mobile ID prévoit d'en enregistrer 8 millions. D'ici la fin de l'année, le cap des 100 millions d'actions au total aura été franchi. Belgian Mobile ID estime que 25% de la population active en Belgique utilise cet outil régulièrement. Durant les mois de mars, avril et mai marqués par la crise du coronavirus, Itsme a connu une croissance de plus de 30% supérieure à la tendance attendue. Le volume de signatures électroniques via l'application a même doublé pendant la période de confinement. "La crise a été vécue de manière atypique pour Itsme, alors que, pour la plupart des entreprises, le Covid-19 a été un désastre", illustre le CEO Kris De Ryck. Cet outil n'est cependant pas encore rentable. L'année dernière, la perte du consortium Belgian Mobile ID s'est élevée à 11,26 millions d'euros, contre 7 millions d'euros en 2018. Le chiffre d'affaires est, lui, passé de 1,9 à 2,9 millions d'euros. Kris De Ryck explique qu'une dépréciation extraordinaire de 4,6 millions d'euros a été enregistrée. "Sur le plan opérationnel, il y a une perte de 6,6 millions d'euros. Mais, si Itsme continue à se développer, nous espérons atteindre le seuil de rentabilité pour la première fois en 2022", confie-t-il. Un scénario qui ne prend en compte que les chiffres pour la Belgique, où le patron espère atteindre "relativement facilement" environ 5 millions d'utilisateurs. L'application lorgne également l'étranger. L'année dernière, une première étape avait ainsi déjà été franchie au Luxembourg. Après l'été, il sera possible de créer un compte Itsme de façon entièrement mobile sur base d'un passeport international et d'une carte d'identité ou d'un permis de conduire européen. Ce qui ouvre d'emblée la porte à son utilisation à l'étranger, estime Belgian Mobile ID. "Nous discutons avec plusieurs parties", reconnait Kris De Ryck. En Europe, il n'y a qu'un seul concurrent ayant les mêmes possibilités, en Estonie. "Cela nous met dans une position intéressante. Il faut maintenant conclure des accords. Un déploiement peut ensuite aller vite." Le consortium a par ailleurs annoncé jeudi la nomination, à partir du 1er juin, de Stephanie De Bruyne à la tête de l'entreprise en remplacement de l'administrateur délégué actuel. Kris De Ryck deviendra en effet alors le patron de Batopin, une nouvelle entreprise chargée de mettre sur pied et de gérer le réseau commun de distributeurs automatiques de billets des quatre grandes banques belges (Belfius, BNP Paribas Fortis, ING et KBC).