L'agence, qui exerce une grande influence sur les salles de marché, avait repris le contenu d'un faux communiqué de presse selon lequel le groupe de BTP lançait une révision de ses comptes à la suite d'irrégularités "très graves".

Bloomberg a immédiatement annoncé son intention de faire appel.

La Commission des sanctions de l'AMF a estimé que la diffusion de ces fausses informations, qui avaient fait chuter le cours du titre Vinci de 18,28%, "n'a été précédée d'aucune vérification de la part des journalistes du 'Speed Desk'" de Bloomberg alors qu'elles faisaient "état d'informations d'une grande gravité, laissant présager une chute brutale et immédiate du cours de Bourse", selon le communiqué de l'AMF.

La commission a jugé que les "règles ou codes régissant la profession de journaliste" n'ont "pas été respectés par la société Bloomberg LP en l'absence de vérification des informations préalablement à leur publication".

"Nous déplorons la décision rendue aujourd'hui par la Commission des sanctions de l'AMF, qui méconnaît le rôle vital que joue la presse dans une société démocratique", a réagi Bloomberg. L'agence a été "victime de ce hoax (intox) sophistiqué", "au même titre que l'entreprise visée", se défend Bloomberg qui "entend faire appel de cette décision".

Le communiqué frauduleux avait été reçu également par l'AFP, qui n'avait pas donné suite après s'être aperçue que ce document avait été mis en ligne sur un site internet miroir, très similaire du vrai site mais avec une adresse distincte (vinci.group et non vinci.com). Ce communiqué avait même été signé du nom du véritable responsable des relations presse de Vinci, tout en renvoyant à un faux numéro de téléphone portable.

L'agence, qui exerce une grande influence sur les salles de marché, avait repris le contenu d'un faux communiqué de presse selon lequel le groupe de BTP lançait une révision de ses comptes à la suite d'irrégularités "très graves". Bloomberg a immédiatement annoncé son intention de faire appel. La Commission des sanctions de l'AMF a estimé que la diffusion de ces fausses informations, qui avaient fait chuter le cours du titre Vinci de 18,28%, "n'a été précédée d'aucune vérification de la part des journalistes du 'Speed Desk'" de Bloomberg alors qu'elles faisaient "état d'informations d'une grande gravité, laissant présager une chute brutale et immédiate du cours de Bourse", selon le communiqué de l'AMF. La commission a jugé que les "règles ou codes régissant la profession de journaliste" n'ont "pas été respectés par la société Bloomberg LP en l'absence de vérification des informations préalablement à leur publication". "Nous déplorons la décision rendue aujourd'hui par la Commission des sanctions de l'AMF, qui méconnaît le rôle vital que joue la presse dans une société démocratique", a réagi Bloomberg. L'agence a été "victime de ce hoax (intox) sophistiqué", "au même titre que l'entreprise visée", se défend Bloomberg qui "entend faire appel de cette décision". Le communiqué frauduleux avait été reçu également par l'AFP, qui n'avait pas donné suite après s'être aperçue que ce document avait été mis en ligne sur un site internet miroir, très similaire du vrai site mais avec une adresse distincte (vinci.group et non vinci.com). Ce communiqué avait même été signé du nom du véritable responsable des relations presse de Vinci, tout en renvoyant à un faux numéro de téléphone portable.