"Nous étions, jusqu'à présent, dans une situation qui semblait dans l'impasse. Mais la réunion de ce matin a été sereine, positive et constructive", avec une proposition de sortie de crise que les syndicats se sont engagés à présenter à leur base dans les heures qui viennent, a précisé Pierre-Yves Jeholet.

Les représentants des travailleurs reviendront ensuite avec leur réponse. Si la proposition de sortie de crise, dont les détails n'ont pas filtré, est validée, elle pourrait mener à la reprise du travail, a ajouté le ministre. Mardi, le front commun syndical avait fustigé la direction, l'accusant de refuser d'aborder la question des travailleurs qui seront contraints de partir. "La direction a de nouveau ostensiblement refusé d'en discuter, continuant de faire planer la menace d'une fermeture au-dessus des têtes des travailleurs.

Les organisations syndicales dénoncent cette attitude et s'interrogent sur la réelle volonté des dirigeants de NLMK de mettre en place un vrai plan d'avenir", avaient dénoncé les représentants des travailleurs. Ces derniers exigent d'obtenir rapidement des précisions sur le volet social et réclament "la mise en place d'une discussion constructive sur le volet industriel, qui laisse la possibilité de proposer d'autres alternatives". Mi-janvier, le groupe sidérurgique avait fait part de son intention de supprimer 290 emplois sur 576 sur son site de Clabecq tout en y annonçant un investissement de 18 millions, couplé à un investissement de 130 millions d'euros à La Louvière.